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DÉMISSION CHOC

DÉMISSION  CHOC
À la veille d’une assemblée générale controversée prévue pour ce samedi 21 juin à l’ABC Mall de Charbonnages, un véritable séisme a frappé le Mouvement National des Chômeurs du Gabon (MNCG).

À la veille d’une assemblée générale controversée prévue pour ce samedi 21 juin à l’ABC Mall de Charbonnages, un véritable séisme a frappé le Mouvement National des Chômeurs du Gabon (MNCG). Une large partie du présidium du mouvement, notamment la Présidente, le Vice-président, la Trésorière générale adjointe, la Conseillère juridique, la Chargée de la reconversion professionnelle et plusieurs autres membres clés du bureau exécutif, ont jeté l’éponge. Leur départ massif, survenu à quelques heures d'une rencontre qualifiée de


"mascarade organisée pour légitimer une gestion clanique"


acte un profond désaveu à l’égard d’une gouvernance jugée opaque, caporalisée, et autoritaire.


Derrière ce coup de théâtre, se dessine une crise de fond : depuis près d’une décennie, le MNCG est dirigé sans partage ni débat contradictoire par un secrétaire général que plusieurs ex-membres n’hésitent plus à qualifier de "dictateur associatif", imposant ses décisions au gré de ses humeurs et interdisant toute contradiction.


« Nous ne pouvions pas cautionner une assemblée préparée en coulisses, sans débat démocratique ni transparence sur les comptes, ni sur les objectifs. Rester, c’était trahir le combat »


confie l’ancienne conseillère juridique.


 



« Neuf ans, c’est trop. Le MNCG n’est pas la propriété de son secrétaire général. Ce mouvement doit appartenir aux chômeurs, pas à une poignée de décideurs enfermés dans la manipulation et la gestion peu orthodoxe »


renchérit l’ancien Vice-président.


Les démissionnaires dénoncent une mainmise personnelle sur les ressources et les orientations du mouvement, réduisant peu à peu cette structure à une épicerie à vocation politique, instrumentalisée à des fins d’ambitions personnelles.


« On ne peut pas se battre pour les chômeurs tout en piétinant les principes de transparence et de justice en interne »


martèle l’ex-présidente. Pour ces figures démissionnaires, ce geste ne traduit pas un renoncement, mais un sursaut d’éthique, un appel à refonder un mouvement à la dérive, écrasé par une parodie de gouvernance démocratique.


 



 


Lovan Biteghe tire la sonnette d’alarme


Contacté par nos soins, Lovan ENGONE BITEGHE, coordinateur du MNCG et Affiliés, coalition regroupant sept associations et ONG de lutte contre le chômage, jette un regard lucide et sans concession sur la situation :


« La lutte contre le chômage représente un véritable espoir pour de nombreux jeunes Gabonais, dont les parcours ont été brutalement freinés, notamment depuis le gel des recrutements en 2014. Il est malheureusement déplorable de constater que, dans ce combat pourtant légitime, certains jeunes, influencés par des pratiques héritées de politiciens véreux, exploitent la détresse de leurs pairs pour tenter de monnayer l’accès aux opportunités au sein des administrations et de gagner de l'argent au nom des mouvements qui pourtant doivent impacter positivement notre société. Un tel comportement trahit l'esprit de solidarité et de justice sociale que doit incarner cette lutte. Le combat contre le chômage ne doit pas être un terrain de spéculation, mais un espace d’engagement sincère pour un avenir meilleur pour tous »


Le coordinateur dénonce ainsi la dérive autoritaire de certains leaders associatifs qui, ayant fait main basse sur les structures, transforment un mouvement citoyen en bien personnel égocentrique. Ce glissement, malheureusement fréquent, caporalise la vie associative et interdit toute marge de manœuvre à ceux qui voudraient réorienter le cap. Naviguant à vue, ces pseudo-dirigeants finissent par laisser libre cours à une gestion désastreuse, aux antipodes des valeurs qu’ils prétendent incarner.


Contacté par TV+ Afrique, les démissionnaires du Mouvement National des Chômeurs du Gabon (MNCG) ont enfoncé le clou  “Les membres soussignés du Bureau Exécutif du Mouvement National des Chômeurs du Gabon (MNCG) annoncent leur


*démission collective et immédiate* de leurs fonctions de:


●Vice-président chargé de la communication.


● Présidente


● Trésorière générale adjoint


● Conseiller juridique


● Conseiller Chargé de la reconversion


● Conseiller de l'entrepreneuriat. Cette décision difficile mais nécessaire intervient en raison de graves dysfonctionnements et de comportements inacceptables imputables au Secrétaire Général de l'association, Joël Yannick Nguema Ellang coutumier des faits Les raisons qui motivent cette démission groupée sont les suivantes : 


*Confiscation abusive de documents essentiels :



  • Le Secrétaire Général a délibérément confisqué et retenu des documents administratifs et financiers cruciaux pour le bon fonctionnement et la transparence du Mouvement, entravant ainsi nos actions et notre gestion. * *Perversion sexuelle au sein de l'association :

  • * Nous dénonçons fermement l'instauration d'un climat de perversion sexuelle activement encouragé par le Secrétaire Général. De tels agissements sont contraires à l'éthique de notre Mouvement et inacceptables au sein de toute organisation. 

  • *Déviation flagrante de l'objectif initial :* Le Secrétaire Général a délibérément dévié de l'objectif fondamental du Mouvement National des Chômeurs du Gabon, qui est de défendre les droits et intérêts des chômeurs et de promouvoir leur insertion professionnelle. Ses actions personnelles ont gravement compromis la mission première de l'association.

  • *Insultes et discrédit :

  • * Des insultes répétées et des propos désobligeants ont été proférés par le Secrétaire Général à l'égard de personnalités publiques respectées du pays, ainsi que de membres du Bureau Exécutif, portant gravement atteinte à la réputation du Mouvement et à l'intégrité de ses membres. Face à ces graves manquements éthiques, managériaux et statutaires, nous, membres du Bureau Exécutif démissionnaires, ne pouvions plus cautionner une telle dérive. Notre intégrité et notre engagement envers les chômeurs du Gabon nous imposent de nous désolidariser de ces pratiques et d'alerter l'opinion publique. Nous restons profondément attachés aux valeurs initiales de la contestation sociale en République Gabonaise et espérons qu'une reprise en main saine permettra un jour à cette organisation d'être véritablement  service de ses membres et non un réservoir politique et sexuel”






Par Pamphile EBO

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