LIBREVILLE, LES CHANTIERS FANTÔMES DANS LE VISEUR D’OLIGUI NGUEMA
Les immeubles inachevés qui jalonnent Libreville pourraient bientôt ne plus faire partie du xc. Face à la multiplication des bâtiments laissés en suspens, les autorités entendent désormais imposer davantage de responsabilité aux propriétaires. Dans son discours à la Nation, le président Brice Clotaire Oligui Nguema leur a rappelé que la propriété privée s’accompagne d’obligations envers la collectivité. Il a ainsi exigé l’achèvement des travaux dans les délais qui seront fixés, ouvrant la voie à des mesures plus contraignantes en cas de non-respect.
Des bâtiments abandonnés devenus des espaces à risque
À Libreville, les immeubles et chantiers laissés à l’abandon ne constituent plus seulement une question d’esthétique urbaine, mais soulèvent également des préoccupations en matière de sécurité publique. Ces structures inachevées, parfois exposées aux intempéries et dépourvues de dispositifs de protection, peuvent favoriser les accidents, l’occupation anarchique des lieux ou encore l’accumulation de déchets et l’insalubrité. En appelant les propriétaires à achever leurs travaux dans les délais qui seront fixés, le président Brice Clotaire Oligui Nguema entend ainsi répondre à une problématique qui dépasse la seule image de la capitale. La remise en état de ces espaces apparaît désormais comme un enjeu de sécurisation du cadre de vie et de maîtrise du développement urbain.
Des bâtiments qui pourraient répondre aux besoins de la population
Derrière les immeubles inachevés qui occupent une place importante dans le paysage urbain de Libreville se trouve également un potentiel considérable encore inexploité. Ces bâtiments pourraient, une fois achevés, contribuer à répondre à certains besoins de la population en matière de logements, de commerces, de bureaux ou encore de services de proximité. Leur abandon prolongé représente ainsi autant d’espaces et d’investissements qui restent improductifs, alors que la capitale connaît des besoins croissants en infrastructures et en équipements. La volonté affichée par les autorités de contraindre les propriétaires à achever leurs travaux pourrait donc permettre de remettre ces biens au service de l’activité économique et de la population, tout en contribuant à améliorer durablement le cadre urbain.