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ATTEINTE D’UN CANCER DES OVAIRES

ATTEINTE D’UN CANCER DES OVAIRES
Depuis 2023, elle mène un combat silencieux et douloureux contre un cancer des ovaires

À Essassa, dans le troisième arrondissement de la commune de Ntoum, vit Stéphanie Mve Mbele , une Gabonaise de 38 ans, mère de trois enfants. Depuis 2023, elle mène un combat silencieux et douloureux contre un cancer des ovaires à un stade avancé. Sans emploi, sans revenu et aujourd’hui sans traitement, sa santé se dégrade de jour en jour.


Son visage, autrefois plein d’énergie, est désormais marqué par la souffrance. Dans sa petite maison d’Essassa, Stéphanie raconte avec émotion les débuts de son calvaire.


 « Le Samu social m’oriente au niveau de l’hôpital général. J’appelle mon conjoint et ma sœur pour venir me chercher pour qu’on aille là-bas »


se souvient-elle. Arrivée à l’hôpital général, le médecin évoque d’abord une hernie ombilicale. Mais lors de l’opération, les médecins découvrent autre chose.


« C’est en opérant l’hernie qu’on découvre la maladie, qu’on découvre les masses dans le ventre et l’acide, un liquide qui se propage dans le ventre et permet la propagation de la maladie »


 


Elle doit commander  depuis la France,  un médicament qui coûte 2.400.000 FCFA


Le verdict tombe comme un coup de massue : cancer des ovaires, stade 4, un cancer métastatique, déjà répandu.


« Je suis atteinte de ce cancer depuis 2023, où on a diagnostiqué la maladie lors d’une opération »


explique-t-elle, la voix tremblante. Depuis, elle a subi deux lignes de chimiothérapie et plusieurs tentatives d’opération. Elle doit commander un médicament depuis la France, le Caelyx Doxyrubicine Liposomale Pregylée qui coûte 2.400.000 FCFA. 


« Je suis partie au bloc deux fois, mais on n’a pas pu faire l’ablation parce que le stade de la maladie est toujours avancé »


Son ventre, gonflé par la maladie, attire souvent les regards.


« Ce ventre gonflé n’est pas celui d’une femme enceinte, mais le résultat de l’évolution du cancer »


précise-t-elle.


 Aujourd’hui, le seul espoir de traitement repose sur un médicament spécialisé : Kaelix Doxorubicin Liposomal Pégylé, un protocole coûteux estimé à 2,4 millions de francs CFA. Une somme inatteignable pour cette mère sans ressources.


« Tout le médicament que j’ai besoin pour ma ligne de chimio me coûte 2,4 millions et je n’ai pas cette somme. Mes parents ne peuvent même pas avoir cette somme. Nous sommes des personnes démunies »


confie Stéphanie, les larmes aux yeux.


 


« J’ai besoin d’argent »


 Sa voix s’élève alors en un cri de détresse :


« J’ai besoin d’argent. J’ai besoin d’aide. Donc je lance un cri d’alerte à toute personne qui peut entendre ce message. J’ai besoin de vous »


Elle s’adresse aussi directement aux autorités :


« Je lance un cri d’alerte au niveau des autorités, qu’ils puissent me venir en aide. Est-ce que j’ai besoin de ce traitement ? Je n’ai pas le temps d’attendre. Cette maladie ne me laisse pas le temps d’attendre »


 


La peur de mourir et de laisser ses trois enfants seuls la hante chaque nuit


Malgré les démarches entreprises auprès des services sociaux et des hôpitaux, rien n’a encore bougé. Pendant ce temps, la peur de mourir et de laisser ses trois enfants seuls la hante chaque nuit.


« Je ne veux pas laisser mes enfants. Je ne peux pas les laisser tout seuls »


murmure-t-elle.


Son souhait est de vivre. Recevoir le soin nécessaire pour retrouver l’espoir et offrir à ses enfants un avenir.





Par Pamphile EBO

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