MULTIPLIE LES RENCONTRES POUR DYNAMISER L’ÉCONOMIE
Le 24 septembre 2025, en marge de la 80ᵉ session de l’Assemblée Générale des Nations Unies à New York, le Président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a poursuivi un agenda économique et diplomatique particulièrement soutenu. Visiblement déterminé à appuyer sur l’accélérateur en matière de développement, le Chef de l’État a enchaîné les échanges bilatéraux avec des partenaires de poids, traduisant la volonté du Gabon de jouer pleinement sa carte dans un contexte international en pleine recomposition.
Première étape de la journée, une rencontre avec Jeannine Scott, représentante du groupe Omatapalo, entreprise angolaise active dans le BTP et la transformation de matériaux de construction. Présente sur le marché africain depuis 2013, la société connaît un regain d’activité et souhaite ajouter une corde à son arc en investissant au Gabon dans des secteurs comme l’agriculture, l’énergie et l’environnement. Ce rendez-vous s’inscrit dans la continuité des échanges entamés en juillet 2025 à Luanda, lors du Sommet États-Unis – Afrique.
Le Président gabonais a ensuite reçu Kamel Ghribi, Président de GKSD et Vice-Président du Conseil Européen des Entreprises sur l’Afrique et le Moyen-Orient (ECAM). Ce dernier a exprimé un vif intérêt pour les opportunités d’investissement au Gabon, notamment dans la santé, l’agriculture, l’énergie et le logement social. Une collaboration qui pourrait être une véritable bouffée d’oxygène pour l’économie nationale, en quête de diversification.
“C’est une démarche proactive du Président gabonais. Sur le plan macroéconomique, ces rencontres favorisent l’attraction d’investissements directs étrangers (IDE), stimulant ainsi la croissance, l’emploi et la diversification économique. Toutefois, ces partenariats doivent s’inscrire dans une logique de soutenabilité et de transfert de compétences, sans créer une dépendance excessive vis-à-vis de capitaux étrangers. L’intérêt pour des secteurs stratégiques (énergie, agriculture, santé) constitue un levier de transformation structurelle. Néanmoins, la réussite dépendra de la gouvernance”
commente un enseignant de la faculté des droits et des sciences économiques de l’Université Omar Bongo (UOB).
Ces entretiens confirment le regain de forme diplomatique du Gabon, dont la solidité institutionnelle retrouvée attire à nouveau les investisseurs. Pour le Chef de l’État, c’est aussi l’occasion d’ajouter plusieurs cordes à son arc afin de mener une reprise solide et inclusive. Le vent en poupe, le pays semble bien décidé à aller de l’avant.