CONFLIT HOMME-FAUNE: LES AGRICULTEURS EXIGENT D'ÊTRE INDEMNISÉS PAR LE GOUVERNEMENT
La rencontre qui a eu lieu ludi entre le parti des agriculteurs du Gabon et la population d'Andeme avait pour ojectif d'édiffier les victimes du conflit Homme-Faune sur le silence du gouvernement par rapport à leur problèmes. Selon le président du PAGA, la problématique n'avait pas été abordé lors de la dernière concertation politique, preuve de la démission du gouvernement face à ce problème.
" Nous venons au près des populations pour leur parler du fiasco de la concertation politique qui s'est achevée le 23 Février dernier et de la démission du gouvernement sur le problème du conflit Homme-Faune qu'ils subissent chaque jours", s'est il exprimé.
Poursuivant son propos, Rodolphe Mouely Mouely a fait remarqué que lors de la déclaration politique générale du Premier ministre devant les députés, il avait indiqué qu'il prendrait les agriculteurs dans leur ensemble et qu'ils seraient pris en compte à partir du mois de mars courant. Ainsi face à cette négligence du gouvernement, le parti des agriculteurs du Gabon a donné un ultimatum de 15 jours à celui-ci afin d'indemniser toutes les victimes touchées par le conflit homme-faune sur l'ensemble du térritoire gabonais.
Des solutions proposées
En 2021, un atelier avait été organisé à l’initiative du Ministre des Eaux, des Forêts, de la Mer, de l’Environnement chargé du Plan Climat et du plan d’affectation des terres, le Pr Lee White, sur les mesures d’atténuation du Conflit Homme-Faune (CHF) /Conflit Homme-Eléphant (CHE) au Gabon. Cette rencontre avait permis de faire le bilan de la mise en œuvre de la stratégie nationale de gestion du conflit Homme-Faune, d’examiner le projet d’arrêté interministériel portant attribution et gestion des clôtures électriques, de proposer des mesures d’atténuation complémentaires aux clôtures électriques et de mener des réflexions autour de la question de financement efficaces pour la gestion dudit conflit de l’indemnisation des populations victimes des dévastations de cultures par la faune sauvage, e/ou la mise en place d’un système d’assurance des espaces agricoles.
Et enfin, la mise en place de mécanismes de financement durable permettant de soutenir les actions prévues pour la gestion de ce conflit qui met à mal la sécurité physique et alimentaire des populations locales.