JEUNES MINEURES DERRIÈRE LES BARREAUX
Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) Gabon s’est rendu récemment à la prison centrale de Libreville pour une visite très importante, centrée sur les quartiers réservés aux mineurs, filles et garçons. Une immersion dans l’univers difficile de ces jeunes en conflit avec la loi, qui croupissent aujourd’hui derrière les barreaux, mais qui caressent encore le rêve d’un avenir meilleur.
La délégation, conduite par Dr Marie-Reine Chirezi Fabry, a pris le temps d’écouter ces jeunes détenus. Dans leurs voix, entre regrets et volonté de se racheter, transparaît le désir profond de tourner la page. Nombreuses sont celles qui, après avoir tissé du mauvais coton, aspirent désormais à retourner sur les bancs de l’école, à faire la fierté de leurs familles et à retrouver une place sur le banc de la société.
« Ce sont des enfants qui ont fait des erreurs, mais qui veulent se relever. Certains parlent de devenir mécanicien, d'autres rêvent de médecine. Ils ont tous en commun ce besoin d’être écoutés et guidés vers les beaux jours »
a confié Dr Chirezi Fabry.
L’UNICEF salue les efforts notables du gouvernement gabonais pour améliorer les conditions de détention des jeunes. L’équipe pénitentiaire, dévouée et engagée, œuvre chaque jour pour garantir les droits fondamentaux des enfants, même en prison. L’accès à l’éducation, en particulier, est un point très important de cette démarche. En effet, la réinsertion ne doit plus être un vœu pieux.
Les progrès observés sur le terrain sont jugés « impressionnants » par la délégation. Pour l’UNICEF, cette visite est aussi un appel à renforcer encore les actions en faveur de ces jeunes, souvent marginalisés, mais porteurs de potentiels énormes.
« Cette visite de l’UNICEF nous encourage. Ces jeunes, bien qu’ils croupissent en prison, caressent le rêve d’un avenir meilleur. Beaucoup veulent se racheter, retourner à l’école et retrouver leur place sur le banc de la société. Nous voyons ces efforts au quotidien. Certains ont tissé du mauvais coton, oui, mais ils méritent une chance de se refaire une nouvelle vie »
souligne une source proche du dossier.
L’organisation onusienne adresse un grand merci au ministre de la Justice, dont le soutien a rendu cette rencontre possible. Car c’est en tendant la main à ces jeunes que l’on peut espérer briser le cycle de l’exclusion et leur offrir une seconde chance.