MIEUX QUE SES PRÉDÉCESSEURS ?
En débutant ce 26 juin, des interventions forcées pour le déguerpissement des commerces installés aux abords des voies, des épaves de véhicules et des constructions irrégulières, au terme d’une mise en demeure de 15 jours, le délégué spécial de la commune de Libreville, Adrien Nguema Mba, a exprimé sa détermination à aller jusqu’au bout.
« Beaucoup pensent que nous n’irons pas jusqu’au bout, comme d’habitude », a-t-il lancé.
Si cette opération libérez les trottoirs amorcée par le premier citoyen de la commune de Libreville est, en conformité avec la réglementation en vigueur, il y a que le doute demeure sur sa sincérité et son efficacité.
En effet, il semble que la méthode Adrien Nguema Mba n’est pas différente de celles de ses prédecesseurs. Comme un héritage qui se transmet de génération en génération, depuis des décennies, cette mission apparait comme la mieux partagée au sein de l’hôtel de ville de Libreville.
À l’épreuve des faits, de Ntoutoume Emane à Christine Mba Ndutume, en passant par Rose Christiane Ossouka et Léandre Nzué, aucun édile de la capitale Gabonaise n’a eu raison de l’occupation anarchique du domaine public. Et ce, en dépit des campagnes de sensibilisation, communiqués de rappel à l’ordre et des descentes de terrain, parfois musclées et médiatisées.
Et même sous la transision, l’autorité du général Jude Ibrahim Rapotchombo n’a pas effrayé ceux qu’on peut qualifier d’« indomptables ».
Adrien Nguema Mba affiche d’ailleurs la même fermeté que ses prédecesseurs, l’objectif étant de restaurer l’ordre urbain et de lutter contre l’insalubrité pour faire de l’expression « Libreville la belle », plus qu’un slogan, mais une réalité.
« Ce qu’on fait, c’est d’abord pour les populations, pas pour l’Hôtel de Ville », a-t-il insisté.
Contrairement à ses prédécesseurs, le mandat de l’ancien ministre du Travail, s’annonce comme étant le plus court à la tête de la mairie de Libreville. Soit 4 mois. En effet, nommé en mai dernier par le président de la transition, il devra laisser la place à un maire élu, au terme des élections locales de septembre prochain.
Le challenge est donc de taille.