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MAROC: 1000 ÉTUDIANTS GABONAIS PRIS AU PIÈGE DE L'IMPAYÉ DES BOURSES

MAROC: 1000 ÉTUDIANTS GABONAIS PRIS AU PIÈGE DE L'IMPAYÉ DES BOURSES
L’émission « Direct Info » de TV+ Afrique, diffusée le 2 janvier 2024, a permis de recueillir les témoignages de ces étudiants, dont Daniel Kefleur Ndong, pour mettre en lumière les difficultés auxquelles ils sont confrontés depuis plusieurs mois.

Des milliers de kilomètres séparent les bancs d’école des étudiants gabonais au Maroc.  Cependant, une crise silencieuse, nourrie d'impayés de bourses, menace leur avenir et leur droit à l'éducation.  L’émission « Direct Info » de TV+ Afrique, diffusée le 2 janvier 2024, a permis de recueillir les témoignages de ces étudiants par appel téléphonique, dont Daniel Kefleur Ndong, pour mettre en lumière les difficultés auxquelles ils sont confrontés depuis plusieurs mois.



Selon Daniel Kefleur Ndong, un étudiant gabonais au Maroc, la situation est loin d'être nouvelle.




« La dernière bourses remontent au mois  d'août donc jusqu'en janvier ça va faire 5 mois d’impayé de bourses. En plus de ça il y’à aussi les frais de scolarité, plusieurs d’entre nous n'ont toujours pas vu leur frais de scolarité réglé ceux qui fait qu’il sont menacés d’expulsion durant les sessions d’examens et d’autre sont obligés de faire la part des choses laisser l’école pour chercher un bricole à fait de subvenir à leurs besoins. Nous ne savons plus quoi dire à l’état gabonais vue que nous dépendant de cette bourses pour régler nos difficultés » 




a déclaré Daniel Kefleur Ndong, sur TV+ Afrique.



Cette situation, accentuée par la non-attribution des frais de scolarité, menace l’avenir académique de nombreux étudiants. 




« Alors comment faisons-nous pour vivre cela révèle d’un parcours du combattant car nous vivons actuellement du soutien des autres membres de la communauté plusieurs ont été chassés de leurs maisons car ils n’avaient plus les moyens de payer. Certes nous sommes dans un pays francophone mais ce n’est pas  la langue la plus parlée ici, vous imaginez cela. Cette situation cause des  incompréhensions. Certains de nos confrères se retrouvent à  aller vivre avec d'autres membres appartenant à d’autres communautés. Et les Gabonais qui sont isolés dans d’autres villes ont souvent des difficultés  à joindre la  communauté gabonaise. donc ces étudiants gabonais sont livrés à eux-même. Lorsque nous sommes arrivés on nous a fait comprendre que la bourse est un engagement mensuel or aujourd'hui elle ne vient plus mensuellement, elle vient quasiment tous les 4 mois »




L’ampleur du problème est significative : près de 1000 étudiants gabonais se retrouvent en difficulté à Casablanca, où se trouve une partie de la diaspora étudiante.  Daniel Ndong dépeint un tableau sombre de la réalité quotidienne de ces étudiants.




«  Vivre ici est un parcours du combattant.  Le soutien familial et communautaire est vital, mais les conséquences financières pour les familles sont dévastatrices »




Des expulsions de domicile,  des soutiens aux frais personnels  de la part de proches ont été relevés par plusieurs étudiants.  L’isolement, face à une langue locale non maitrisée, complique encore les démarches.



L’absence de communication régulière et fiable de la part de l’Etat gabonais est un facteur aggravant. 




« Nous nous sommes rapprochés de l’ANBG, l'Agence Nationale de la Bourse des Etudes à l'Etranger (ANBG).  Ils nous ont fait comprendre que cette situation fait partie du lot des étudiants et que les bourses devraient être payées avant la fin décembre. Mais, jusqu'à présent, rien »




La situation souligne une incompréhension entre l'administration et les étudiants, alors que les bourses sont censées être un engagement mensuel, contrairement à la réalité vécue. 



" Concernant les démarches que nous avons eu à engager, nous nous sommes rapproché de l’ANBG au cours de ces derniers mois, il nous ont fait comprendre que ce sont les événements que la majorité des étudiants gabonais auront à vivre durant leurs parcours .donc nous comprenons que c'est une situation voulue. Ils ont même dit aux parents que les bourses devraient être payées avant la fin du mois de décembre 2024. mais regarder  jusqu'à présent on a rien perçu. Le comble nous ne savons pas quand percevoir la bourse"



a regretté a déclaré Daniel Kefleur Ndong, sur TV+ Afrique.



La situation d’un tel nombre d’étudiants  placés dans cette situation illustre une crise qui nécessite une intervention urgente des autorités gabonaises.  Les perspectives d'avenir pour ces étudiants sont compromises. La nécessité d'une solution rapide est impérieuse. La survie de leur parcours universitaire et la dignité humaine de ces jeunes  sont en jeu.



 

Par Pamphile EBO

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