GABON: NOUVEAU TRAITEMENT DES MINEURS EN PRISON
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Pays: Gabon
Firmin Ollo Obiang, secrétaire général adjoint de l’ONG SOS Prisonniers Gabon, a exprimé ce 12 décembre 2024, sa satisfaction concernant l’ouverture de la première section de juridiction des mineurs au palais de justice de Libreville ce mois de décembre 2024.
Le jeudi 12 décembre 2024, le plateau de l’émission Le Débat du Soir sur TV+ Afrique a été le théâtre d’une discussion passionnante sur l’ouverture de la première section de juridiction des mineurs au palais de justice de Libreville. Animée par Pasteur Obiang et Sydella Nymane, l’émission a accueilli deux intervenants de renom : Firmin Ollo Obiang, secrétaire général adjoint de l’ONG SOS Prisonniers Gabon, et Youssouf Mboumba, chroniqueur de TV+ Afrique. Ensemble, ils ont exploré les implications de cette avancée pour la justice gabonaise.
Dès le début du débat, Firmin Ollo Obiang a exprimé sa satisfaction :
« C’est un honneur d’être invité pour discuter de ce sujet important. L’ouverture de cette audience répond à un principe fondamental de la Convention internationale des droits de l’enfant, qui valorise l’écoute des opinions des mineurs ».
Il a souligné l’importance de cette initiative pour réduire la surpopulation carcérale, expliquant que de nombreux jeunes détenus restaient souvent sans jugement pendant de longues périodes.
« Avec cette nouvelle juridiction, les mineurs auront enfin la possibilité de présenter leur version des faits et de bénéficier d’un traitement adapté à leur situation »
a-t-il ajouté.
Avant l’ouverture de cette juridiction, le système judiciaire présentait de graves lacunes pour les mineurs.
« Beaucoup d’entre eux étaient incarcérés jusqu’à atteindre l’âge adulte sans jugement, après quoi ils étaient transférés dans la section des adultes »
a expliqué Firmin Ollo Obiang. Il a décrit une situation souvent opaque, où les conditions de détention variaient considérablement d’une section à l’autre.Le besoin d’une juridiction spécifique était de plus en plus pressant pour les jeunes.
Malgré les avancées, le secrétaire général adjoint de SOS Prisonniers a pointé des carences importantes.
« Nous saluons cette initiative, mais il reste beaucoup à faire. Notre justice viole encore les normes internationales, que ce soit dans les procédures ou les infrastructures »
a-t-il déclaré. Les conditions d’incarcération, même pour les adultes, demeurent largement inadéquates. Une situation qui réduit par conséquent l’efficacité de cette nouvelle juridiction.
Firmin Ollo Obiang a également mis en avant le rôle central des ONG dans ce contexte.
« Les ONG comme SOS Prisonniers doivent être impliquées dans le suivi des audiences et des conditions des mineurs. Nous avons la responsabilité d’observer, de veiller et de signaler les abus »