ATTAQUÉ PAR UN ÉLÉPHANT ET DEVENU INFIRME À VIE
Le jour du drame, il quitte son village à 7h30, pour aller pêcher en forêt, explique L’Union qui rapporte l’affaire. Il prend toutes les dispositions nécessaires pour que la partie de pêche tourne à la perfection. De 19 heures à 23 heures, il est dans l'eau et réussit une belle prise. Les yeux pleins de plaisir, il remballe tout et remonte au village. Sur le chemin du retour, c'est la catastrophe. Vers 3 heures du matin, la lumière de sa torche attire un éléphant qui se met en colère, mais sans faire de bruit. Le pachyderme se rapproche et saute sur lui de façon soudaine. Il n'a pas le temps de jeter sa torche. Nez à nez avec le pachyderme irrité, Clément Moussavou n'a pas le temps de réaliser ce qui se passe. L'éléphant le plaque au sol et fait glisser sa patte sur son ventre. Il est aux abois. Son ventre est déchiré, ses intestins sont dehors. Clément Moussavou serre les dents et laisse l'éléphant le rouler comme il veut au sol tout en souffrant d'une manière atroce. Il sait que s'il crie, sa mort sera instantanée. Le puissant et imposant animal va l'écraser une fois pour toute.
Clément Moussavou fait le mort pour apaiser la colère de l’éléphant
Il fait donc le mort et le pachyderme l'abandonne après avoir observé Clément Moussavou pendant plusieurs minutes pour voir s'il va pousser un cri. Les secours arrivent à six heures, quand il fait presque jour. '' c'est Dieu qui les a envoyés, confie-t-il à l'Union.
Les frais d’hospitalisation et de soins à l'hôpital ont pu être payés puisqu'il est pris en charge par la Caisse nationale d'assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Mais le plus dur commence pour lui. Il sollicite l'aide des bonnes volontés. Il n'a plus une activité qui peut lui générer des revenus. Il ne peut plus pratiquer la pêche à cause de son infirmité qui a été occasionnée après sa bagarre avec l'éléphant.