LE SYNDICAT DES MAGISTRATS GABONAIS MAINTIENT SON MOUVEMENT DE GRÈVE
Nul doute doute que le premier dossier à gérer pour le tout nouveau ministre de la justice , Garde des Sceaux, Paul-Marie Gondjout hérité de son prédecesseur , Elyne Antonela Ndembet Damas est la grève illimitée des magistrats . Ce vendredi comme annoncé en début de semaine, le syndicat des Magistrats du Gabon réuni en assemblée générale ont présenté leur intention de le maintenir . Mais avant ils souhaitent pouvoir compter parmi les invités du palais du Bord de mer à la rencontre du président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguéma. Objectif : mieux apprécier ce qui a été fait ou pas par le gouvernement déchu par rapport à leur statut particulier et situer les attentes des magistrats gabonais au cours de la transition en cours dans le pays.
« Nous espérons qu’une fois, nous aurons rencontré le président de la transition, les choses iront mieux. Nous discuterons principalement du statut particulier des magistrats, qui serait à la Cour constitutionnelle. Nous voulions qu’elle soit promulguée par le président de la transition et une fois cela est fait, quelques textes d’applications peuvent également être pris pour nous permettre d’appliquer les dispositions du statut particulier des magistrats d’une manière concrète»,
a confiait ainsi aux journalistes, le président du Synamag, Germain Nguema Ella.
Pour une justice libre et indépendante
Pour avoir égréné au cours d'un dialogue social inclusif entre les magistrats et la tutelle du gouvernement déchu plusieurs doleances touchant à une revalorisation de leur condition de travail . L'épine au pied du précédent ministre de la justice aura été sans aucun doute celle d'un nouveau statut pour les magistrats.
Ledit statut des magistrats adopté par le Parlement en juillet dernier, le Synamag n’entend lever son mouvement de grève qu’après promulgation de la loi et prise des textes d’application, car affirme-t-il, ledit texte une fois promulgué changera complètement le paysage de la corporation au niveau des conditions de vie et de travail des magistrats.