FORMÉS À LA DÉCENTRALISATION
Placés sous le thème « Les collectivités locales gabonaises face au défi de la décentralisation à l’ère de la 5e République », les travaux s’étendent sur deux jours. Ils s’inscrivent dans la volonté des pouvoirs publics d’accompagner les élus dans l’exercice de leurs responsabilités et dans la mise en œuvre effective de la décentralisation.
"Ce séminaire s'inscrit dans les actions prioritaires de la feuille de route gouvernementale et vise à accompagner les managers locaux en vue de notamment de maîtriser les textes juridiques, conduire les politiques locales, s'approprier les fondamentaux en matière de gestion stratégique des collectivités locales"
a indiqué un intervenant.
La décentralisation au cœur des échanges
Les discussions portent notamment sur le rôle des collectivités territoriales dans le développement du pays. L’objectif est de rapprocher davantage l’action publique des populations et de permettre aux administrations locales de répondre efficacement aux besoins des citoyens.
Pour les autorités de tutelle, la réussite de cette politique repose également sur la capacité des élus à conduire les missions qui leur sont confiées par l’État.
"Il nous faut des élus locaux qui soient en capacité de conduire cette politique publique menée par l'État central. C'est pour cette raison précise que aujourd'hui nous pensons au niveau de la tutelle du ministère de l'intérieur qu'il faut accompagner ces élus locaux"
Le financement des collectivités en question
La question des ressources financières occupe également une place importante dans les travaux. Le financement des conseils municipaux et départementaux constitue en effet un enjeu majeur pour assurer le fonctionnement des collectivités et la réalisation de leurs missions.
"L'État va consentir 5 à 10 % de son budget propre aux collectivités locales. Le dialogue de gestion est en cours avec instances budgétaires de l'État".
Plusieurs ateliers sont consacrés au cadre juridique et institutionnel, ainsi qu'aux perspectives de la décentralisation. Ces échanges doivent contribuer à une meilleure appropriation des responsabilités locales.