ÉLECTIONS LÉGISLATIVES ET LOCALES 2025 : LE GOUVERNEMENT PROMET DES SCRUTINS TRANSPARENTS ET EXEMPLAIRES
Après un mois de révision, la liste électorale affiche 18.170 nouveaux inscrits et plus de 124.000 changements de centres de vote. S’y ajoutent des radiations pour décès ou décisions de justice. Les autorités assurent que la transparence est garantie grâce à l’affichage en ligne et dans les communes.
Pourtant, des inquiétudes persistent : plusieurs demandes ont été rejetées faute de justificatifs, nourrissant déjà des contestations locales. Dans un pays où chaque voix peut peser lourd, la crédibilité du fichier électoral sera l’un des nerfs de la bataille politique.
Un record de candidatures qui change la donne
Jamais la vie politique gabonaise n’avait connu un tel engouement : plus de 800 candidatures pour 145 sièges de députés et 18.000 candidatures locales validées. Face à ce raz-de-marée, le ministère a dû prolonger de deux jours le délai de dépôt. Cet afflux témoigne de l’attrait du scrutin, mais aussi de la volonté d’une nouvelle génération politique de prendre place sur l’échiquier. De quoi exacerber la compétition et accentuer les tensions entre partis établis et challengers.
Des ajustements techniques sous pression
Avec un tel volume de candidats, l’organisation des scrutins jumelés s’annonce particulièrement complexe. Bureaux de vote réaménagés, double circuit pour fluidifier le parcours des électeurs, limitation du nombre de représentants par parti… autant de mesures présentées comme des garanties de sérieux, mais qui révèlent en creux les difficultés logistiques d’un processus électoral sous tension.
Une campagne sous étroite surveillance
La campagne s’ouvre officiellement le 17 septembre. Le gouvernement met en garde contre toute dérive : pas d’invectives, pas de discours ethniques ou régionalistes, pas d’appels à la violence. Des menaces de sanctions planent sur les candidats.
Mais dans les coulisses, la compétition s’annonce rude et les crispations palpables. Dans un contexte où les scrutins passés ont souvent laissé des cicatrices, la bataille pour la conquête des mairies et de l’Assemblée pourrait bien devenir un test grandeur nature pour la stabilité politique du pays.