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FORMER POUR LE MARCHÉ

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Gabon, réforme de la formation professionnelle adaptée aux entreprises locales.






Au Gabon, le gouvernement entend accélérer la réforme de l’enseignement technique et de la formation professionnelle en renforçant les liens avec le secteur privé. L’objectif est de mieux préparer les jeunes aux réalités du marché du travail et de répondre aux besoins en compétences des entreprises locales.Cette orientation a été au centre des échanges entre la ministre de l’Enseignement technique, de la Formation et du Perfectionnement professionnels, la professeure Marcelle Ibinga épouse Itsitsa, les opérateurs économiques et les responsables de l’Agence nationale de la formation professionnelle.

Des formations adaptées aux besoins des entreprises


Pour l’année scolaire 2026-2027, les priorités gouvernementales sont clairement définies. Adapter les formations aux besoins exprimés par les entreprises et actualiser le répertoire des métiers. Il s’agit notamment d’identifier les professions les plus recherchées afin d’orienter les jeunes vers des filières offrant de véritables perspectives d’insertion professionnelle.Dans cette dynamique, les entreprises sont appelées à jouer un rôle plus actif dans l’élaboration des programmes de formation et l’identification des compétences nécessaires.

« Les entreprises et la formation professionnelle, par le biais du ministère, ont convenu de mettre en place un cadre permettant aux entreprises d'indiquer leurs véritables besoins en formation, afin d'amener les jeunes Gabonais vers une meilleure employabilité »

a expliqué un intervenant.Les opérateurs économiques devront désormais intégrer les conseils d’établissement pour exprimer directement leurs attentes en matière de qualification et de recrutement.

Le patronat davantage impliqué dans la formation


Du côté du secteur privé, le message de la ministre est présenté comme une invitation à rompre avec les pratiques antérieures et à privilégier une concertation permanente avec les partenaires sociaux et économiques.

« Le message de madame la ministre est. Trop, c'est trop. Il est temps qu'on arrête et qu'on s'asseye avec les partenaires sociaux et économiques pour définir désormais des formations à la carte »

a souligné un intervenant.Cette approche suppose également un changement de méthode. Les établissements de formation sont encouragés à se rapprocher directement des entreprises afin d'anticiper leurs besoins en main-d'œuvre et les évolutions des métiers.

Former pour accompagner la transformation économique


Au-delà de l'employabilité des jeunes, cette réforme répond à des ambitions économiques nationales. La transformation locale des matières premières, la réduction des importations de poulet de chair et la valorisation des métiers artisanaux nécessitent une main-d'œuvre qualifiée.Les acteurs du secteur plaident également pour une meilleure intégration de la recherche et de l'innovation dans les parcours de formation.L'enjeu est donc de faire de l'enseignement technique et professionnel un véritable levier de développement économique, en rapprochant durablement les compétences des jeunes des besoins du tissu productif gabonais.








Par Pamphil

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