SUMMA RÉCLAME SES IMPAYÉS

SUMMA réclame le règlement de ses créances
Au cours de cette audience, Envar Sayan a exposé les difficultés de trésorerie auxquelles son entreprise est confrontée. Le montant global des paiements attendus s’élève à 65 millions d’euros, soit environ 42,6 milliards de FCFA. Pour SUMMA, le règlement de ces sommes est indispensable à la continuité des chantiers, mais également au paiement des fournisseurs, des sous-traitants et des ouvriers.
L’entreprise emploie environ 2 000 personnes sur ses différents projets, dont 1 600 Gabonais. Les retards de paiement pourraient ainsi avoir des répercussions sur les emplois et sur le respect des calendriers contractuels.
Le directeur général a également exprimé le souhait que le deuxième paiement ne soit pas effectué en monnaie locale, évoquant les difficultés rencontrées pour honorer les engagements auprès de ses partenaires européens.
Cité de la Démocratie, une livraison attendue fin 2026
Concernant la Cité de la Démocratie, les travaux de la deuxième tranche, comprenant notamment le Palais présidentiel et 55 villas, sont en phase finale. La livraison de cet ensemble immobilier est annoncée pour la fin de l’année 2026.
Toutefois, cette avancée physique reste confrontée à des difficultés financières. SUMMA attend un décaissement de 40 millions d’euros, soit plus de 26 milliards de FCFA, d’ici à la fin du mois de novembre.
La situation est également préoccupante pour le bâtiment des Nations Unies, dont le taux d’avancement est estimé à 44 %. Une créance de 10 millions d’euros, équivalant à environ 6,5 milliards de FCFA, serait en attente depuis le démarrage du projet.
S'agissant de l'échangeur de Jeanne-Ébori, l'entreprise attend un règlement de 4 millions d'euros, soit 2,6 milliards de FCFA. Malgré ces contraintes, la livraison reste programmée pour mars 2027.
Millot Lambert Mouvinde promet de saisir le chef de l'État
Face aux préoccupations soulevées, le ministre Millot Lambert Mouvinde a fait preuve d’écoute et de compréhension. Il a reconnu les difficultés auxquelles une entreprise peut être confrontée lorsqu’elle doit poursuivre des travaux importants sans disposer de la trésorerie nécessaire.
Le membre du gouvernement s’est engagé à porter ce dossier à la très haute attention du président de la République, chef de l’État et chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema. Une intervention présidentielle est jugée essentielle pour faciliter le déblocage des fonds et trouver une solution durable aux difficultés financières évoquées.
Une visite des chantiers en préparation
Par ailleurs, un programme de visite de l’ensemble des chantiers exécutés par SUMMA est en cours d’élaboration. Cette initiative permettra au ministre de constater personnellement l’état d’avancement des travaux, mais également de mesurer les difficultés rencontrées par l’entreprise sur le terrain.
Au-delà des engagements financiers, cette rencontre met en évidence un enjeu majeur : concilier la réalisation des infrastructures structurantes du pays avec la régularité des paiements dus aux entreprises. Pour SUMMA, le déblocage des créances constitue désormais une condition importante pour préserver les délais de livraison et maintenir les emplois mobilisés sur ces différents chantiers.
Dette du Gabon, SUMMA menace de stopper ses grands chantiers
Les caisses sont à sec, les factures s’accumulent et les chantiers risquent de payer le prix des retards de paiement. Face au ministre des Travaux publics et de la Construction, Millot Lambert Mouvinde, le directeur général de SUMMA, Envar Sayan, a tiré la sonnette d’alarme. L’entreprise turque réclame 65 millions d’euros, soit environ 42,6 milliards de FCFA, pour poursuivre sereinement ses engagements. Derrière cette ardoise, 2 000 travailleurs, dont 1 600 Gabonais, attendent. Cité de la Démocratie, bâtiment des Nations Unies, échangeur de Jeanne-Ébori. Les grands chantiers sont désormais sous pression.