DIGITALISATION DE LA JUSTICE

La modernisation des services judiciaires, la sécurisation des documents officiels et l’optimisation du traitement des procédures figurent parmi les principaux enjeux abordés. Dans un contexte où la digitalisation s’impose progressivement comme un levier de performance de l’administration publique, les solutions technologiques proposées pourraient contribuer à améliorer la gestion et la fiabilité des documents administratifs et judiciaires.
Une coopération technologique en perspective
Au cours de cette audience, le représentant canadien a présenté les possibilités de collaboration commerciale entre les deux pays dans le domaine de la digitalisation. L’objectif est de mettre à profit l’expertise de Canadian Bank Note pour accompagner les administrations gabonaises dans la sécurisation et la gestion numérique de leurs informations.
«Il me fait plaisir aujourd'hui de rencontrer le ministre de la justice, le garde des saut pour discuter d'une possibilité d'un contrat commercial avec le Canada en matière de digitalisation de l'information gabonaise»
a déclaré Marie-Claude Harvey, haut commissaire du Canada pour le Gabon
Le représentant a également souligné que les technologies de sécurisation documentaire peuvent être adaptées aux besoins de différents pays, indépendamment de leur taille ou de leur niveau de développement.
La justice gabonaise face au défi du numérique
Pour les autorités gabonaises, l’enjeu consiste à tirer parti des opportunités offertes par le numérique afin de renforcer l’efficacité de l’appareil judiciaire. La dématérialisation des documents et la sécurisation des actes pourraient notamment favoriser une meilleure traçabilité des procédures et contribuer à la fiabilité du service public.
Cette rencontre constitue une première étape dans la présentation de l’expertise canadienne aux autorités gabonaises. Les prochaines discussions devraient permettre de préciser les domaines d’application des solutions envisagées et les modalités d’une éventuelle collaboration.
À terme, cette démarche pourrait s’inscrire dans les efforts de modernisation de l’administration judiciaire gabonaise, sous réserve des suites qui seront données aux échanges entre les deux parties.