RÉSEAUX DÉMANTELÉS
Les individus arrêtés sont soupçonnés, selon les cas, de trafic de drogue, de consommation ou de commercialisation de stupéfiants, mais également de facilitation de l’immigration clandestine et de complicité. Les enquêteurs s’attachent désormais à déterminer le rôle précis de chacun dans ces activités présumées.
Des suspects livrent leurs versions
Parmi les personnes interpellées figure une ressortissante nigériane, soupçonnée d’avoir hébergé en forêt des candidats à l’immigration clandestine après leur arrivée sur les côtes gabonaises. Face aux enquêteurs, elle conteste toute implication et affirme s’être rendue à Libreville pour organiser son déplacement vers une autre localité.
« Les jours qu’on m’a pris, j’ai venu à Libreville pour payer le voyage nautique, j’habite à Abowe. C’est là-bas que je vis, s suis resté deux jours, j’ai voulu payer le nautique pour partir à en brousse »
explique-t-elle, avant de clamer son innocence.
« Je ne fais rien, je ne connais rien ».
Une autre ressortissante nigériane, qui déclare exercer une activité liée à la pêche, reconnaît avoir observé des mouvements inhabituels sur le littoral. Elle affirme avoir été témoin de débarquements de personnes et de sacs dont elle ignorait, selon ses déclarations, le contenu exact.
« Je ne connaissais pas que c’était des drogues, mais je voyais qu’ils levaient les sacs, tout, tout, tout »
témoigne-t-elle.
Les investigations se poursuivent
Ces déclarations devront être confrontées aux autres éléments recueillis par les enquêteurs afin d’établir les éventuelles responsabilités. À ce stade, les personnes interpellées restent soupçonnées des faits qui leur sont reprochés.
Sur le terrain, la DGR entend poursuivre ses opérations conformément aux orientations des autorités.
Cette nouvelle phase d’intervention pourrait déboucher sur d’autres arrestations. L’objectif affiché demeure le renforcement du contrôle des côtes, le démantèlement des réseaux présumés et la protection de l’intégrité du territoire national.