MAURICE LEADER
Maurice, neuvième économie la plus libre au monde
Avec un score global de 7,97 points sur 10, la République de Maurice occupe la première place africaine et le neuvième rang mondial. L’État insulaire de l’océan Indien se démarque particulièrement dans les domaines de la stabilité monétaire, où il obtient 9,06 points, et de la liberté du commerce extérieur, avec 8,76 points.
Cette performance traduit, selon les critères retenus par l’Institut Fraser, un environnement économique relativement favorable aux échanges et à l’activité des entreprises. Le classement met ainsi en lumière les différences de cadres institutionnels et réglementaires entre les pays africains.
Derrière Maurice, les Seychelles occupent la deuxième place africaine, au 35e rang mondial, devant le Cap-Vert, classé 42e. La Gambie arrive en quatrième position sur le continent, suivie du Botswana, du Rwanda, de l’Ouganda, du Kenya et de l’Afrique du Sud. Le Maroc complète le Top 10 africain, à la 91e place mondiale.
Quarante-six indicateurs pour mesurer la liberté économique
Pour établir son classement, l’Institut Fraser évalue 165 pays et territoires à partir de 46 indicateurs répartis en cinq catégories : le poids de l’État dans l’économie, le système juridique et les droits de propriété, la stabilité monétaire, la liberté du commerce extérieur et la réglementation.
Les critères examinés comprennent notamment la fiscalité, la place des actifs publics, l’indépendance judiciaire, la protection de la propriété privée, les barrières douanières, la réglementation du travail et le coût de la bureaucratie.
Chaque indicateur est noté sur une échelle de 0 à 10. Les notes sont ensuite agrégées pour établir un score global, permettant de comparer les environnements économiques nationaux selon la méthodologie de l’organisme.
Hong-Kong conserve la première place mondiale
À l’échelle internationale, Hong-Kong arrive en tête avec 8,53 points, devant la Suisse, Singapour, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis.
Au-delà du classement, l’Institut Fraser souligne une association entre liberté économique et prospérité. Les pays obtenant les meilleurs scores présentent généralement des niveaux de revenus plus élevés, une espérance de vie plus longue et des libertés civiles et politiques plus étendues.
Cette relation s’expliquerait notamment par la capacité des individus et des entreprises à entreprendre, investir, travailler et épargner dans un environnement prévisible. Pour les économies africaines, ces résultats alimentent ainsi le débat sur le rôle de l’État, la qualité des institutions et les conditions nécessaires au développement du secteur privé.