NOUVELLE RAFFINERIE
Selon le communiqué final, le Président de la République a relevé que les perturbations dans le détroit d’Ormuz affectent
« la disponibilité et le prix des produits pétroliers sur les marchés internationaux »
les fournisseurs privilégiant les destinations les plus rémunératrices.
Toutefois, ces contraintes extérieures mettent également en évidence les fragilités structurelles du dispositif national d’approvisionnement.
Trois axes pour renforcer l’autonomie énergétique
Face à ces enjeux, le Chef de l’État a instruit le Gouvernement de présenter, lors d’un prochain Conseil des ministres, un programme articulé autour de trois priorités : la modernisation de la Société gabonaise de raffinage (SOGARA), le renforcement des stocks de sécurité en produits pétroliers et le lancement des études préalables à la construction d’une nouvelle raffinerie.
Ce programme devra intégrer
« un calendrier d’exécution et un plan de financement réalistes »
précise le communiqué final.
Anticiper les crises et préserver les intérêts nationaux
Cette orientation vise à réduire la vulnérabilité du pays aux chocs internationaux, à sécuriser l’approvisionnement intérieur et à limiter les risques de pénurie. Le renforcement des capacités nationales de raffinage pourrait également améliorer la disponibilité des carburants et consolider la souveraineté énergétique du Gabon.
Insistant sur l’urgence du projet, le Président de la République a rappelé que
« l’État doit désormais anticiper les crises plutôt que de les subir ».
Au-delà des mesures immédiates, cette stratégie ambitionne ainsi de doter le pays d’infrastructures plus résilientes et d’un système d’approvisionnement durable, au service de l’économie nationale et des populations.