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GABON : PÉTROLE

GABON : PÉTROLE
Le Gabon tire moins de recettes pétrolières par baril que ses voisins.





Le pétrole rapporte moins que chez certains voisins, rapporte L'Union. Le régime fiscal appliqué au secteur pétrolier gabonais présente encore des marges d’amélioration. C’est l’un des constats de la « Revue des finances publiques du Gabon 2026 », publiée récemment par la Banque mondiale. Le document relève notamment que les recettes publiques tirées de chaque baril de pétrole sont inférieures à celles enregistrées dans certains pays de la région.


Selon l’institution de Bretton Woods, le régime fiscal gabonais a permis à l’État de percevoir 31,1 dollars par baril en 2022. Un niveau inférieur à celui observé au Tchad, avec 47,6 dollars, et au Cameroun, où ce montant atteignait 90,5 dollars.


Cette situation interpelle au regard du poids de l’industrie pétrolière dans l’économie nationale. Avec une production de 224 000 barils par jour, le Gabon figurait en 2024 parmi les principaux producteurs de pétrole d’Afrique subsaharienne. Sur la période 2014-2024, le secteur pétrolier représentait par ailleurs environ 40 % des recettes de l’État.


Des facteurs qui limitent les recettes publiques


La Banque mondiale identifie plusieurs facteurs susceptibles d’expliquer ce rendement fiscal. Elle évoque notamment un régime offrant une importante flexibilité contractuelle, susceptible de réduire la part de l’État dans les rentes pétrolières. Les exonérations fiscales élevées pèseraient également sur les recettes publiques.


À cela s’ajoute le vieillissement d’une partie des champs pétroliers, avec une production en déclin depuis le début des années 2000.


Le secteur minier également concerné


Le constat dépasse le seul secteur pétrolier. Selon la revue, le rendement fiscal de l’industrie minière demeure lui aussi inférieur à son potentiel. « À titre d’exemple, en 2022, à peu près 60 % des recettes minières ont été perdues du fait des exonérations de redevances minières proportionnelles (RMP) sur les minéraux transformés », indique la Banque mondiale.


Face à ces enjeux, l’institution estime que l’amélioration de la gouvernance et de la transparence des industries extractives constitue un levier important. Dans cette perspective, la participation du Gabon à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) est présentée comme un outil susceptible de renforcer la transparence et le suivi des revenus issus du pétrole et des mines.





Par Pamphil

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