UN AN
Une soirée qui vire au drame
Les faits se sont déroulés au quartier La Caisse, à proximité du snack-bar Le Soft, explique l'Agence gabonaise de presse. Selon les éléments présentés devant la juridiction, le brigadier, affecté à l’antenne provinciale de la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI), aurait consommé de l’alcool en compagnie de la victime avant de prendre le volant pour rentrer chez lui.
Durant son trajet, il aurait violemment heurté le militaire, qui est décédé sur-le-champ. Après l’accident, le policier s’est rendu au commissariat, sans avoir porté assistance à la victime.
Le prévenu reconnaît les faits
À la barre, le brigadier a reconnu sa responsabilité, tout en affirmant n’avoir pas aperçu le militaire au moment du choc.
« Je n’ai pas vu le défunt. Tout s’est passé très vite. J’ai seulement entendu un grand bruit »
a-t-il expliqué, avant de présenter ses excuses à la famille endeuillée.
Le ministère public avait requis trois ans d’emprisonnement ferme, le retrait du permis de conduire et deux millions de francs CFA d’amende. Il avait notamment soulevé des interrogations sur un éventuel délit de fuite.
Finalement, le tribunal a prononcé une peine d’un an de prison ferme, assortie d’une amende de 100 000 francs CFA. Une sanction inférieure aux réquisitions du parquet.
