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BDEAC À BA3

BDEAC À BA3
Moody’s maintient la note Ba3 de la BDEAC, perspective stable.

La Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) conserve sa notation Ba3, assortie d’une perspective stable, attribuée par l’agence internationale Moody’s. Cette décision intervient alors que l’institution entend renforcer ses capacités financières et accroître son rôle dans le développement économique des six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).


Une notation qui reflète les fondamentaux de la banque


Le maintien de la note Ba3 constitue un indicateur important pour la BDEAC. Si cette notation demeure dans la catégorie spéculative, elle témoigne néanmoins de la reconnaissance de certains fondamentaux de l’établissement financier. La perspective stable signifie que Moody’s ne prévoit pas, à court terme, de modification de cette évaluation.


Dans son appréciation, l’agence prend notamment en compte le statut de la BDEAC, son rôle stratégique dans le financement du développement régional et le soutien de ses États actionnaires. Les efforts entrepris pour améliorer la gouvernance, maîtriser les risques et consolider les ressources financières de la banque figurent également parmi les éléments examinés.


Pour autant, cette évaluation rappelle que l’institution doit encore renforcer sa solidité financière afin de réduire les risques associés à ses activités.


Des ambitions financières à la hauteur des besoins régionaux


Au-delà de la reconnaissance institutionnelle, le maintien de cette notation représente un enjeu majeur pour la mobilisation des financements. La BDEAC ambitionne de diversifier ses ressources sur les marchés financiers pour soutenir davantage les investissements dans les infrastructures, l’énergie, les transports, l’agriculture et l’industrialisation.


Dans une sous-région confrontée à d'importants besoins de financement, sa capacité à mobiliser des capitaux constitue un levier essentiel. Les six pays de la CEMAC, à savoir le Cameroun, le Gabon, le Congo, le Tchad, la République centrafricaine et la Guinée équatoriale, attendent notamment des investissements capables de stimuler leur croissance économique.


L’augmentation de capital décidée en 2023 s’inscrit précisément dans cette dynamique. Elle vise à renforcer les fonds propres de la banque et à accroître ses capacités d’intervention auprès des secteurs public et privé.


Le défi de consolider la confiance des investisseurs


Avec son Plan stratégique 2023-2027 « Azobé », la BDEAC entend également améliorer son efficacité opérationnelle, moderniser sa gouvernance et renforcer sa capacité à financer les projets structurants.


Le maintien de la note Ba3 offre ainsi un repère aux investisseurs et aux partenaires financiers. Toutefois, le véritable défi reste de transformer cette stabilité en une amélioration durable de sa crédibilité financière.


Créée en 1975, la BDEAC demeure un instrument central de l’intégration économique en Afrique centrale. Sa capacité à financer les ambitions de développement de la sous-région dépendra désormais de la consolidation de ses acquis et de la poursuite de ses réformes.

Par Pamphil

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