HARCELEURS JUGÉS
Des avances qui auraient dégénéré
À l’origine de cette affaire, une salariée gabonaise de la société minière. Selon une source proche du dossier, la jeune femme affirme avoir été confrontée à plusieurs reprises à des sollicitations et pressions à caractère sexuel de la part des deux hommes, rapporte Gabon Review.
Elle a refusé leurs avances insistantes. De fil en aiguille, la situation a pris une tournure professionnelle défavorable pour la plaignante, avec l’interruption de son contrat de travail. Une situation qui l’a poussée à saisir l’antenne provinciale de la Police judiciaire du Haut-Ogooué.
Une enquête qui met d’autres témoignages en lumière
Les investigations préliminaires ont permis aux enquêteurs de réunir différents éléments destinés à éclairer les circonstances des faits dénoncés.
Au cours de son audition, la plaignante a également évoqué l’existence d’autres cas similaires au sein de l’entreprise.
«Je ne suis pas la seule victime de harcèlement sexuel dans l’entreprise, il y a d’autres femmes qui ont peur de dénoncer cette pratique, au risque de perdre leur emploi»
a-t-elle déclaré aux enquêteurs.
Ces propos mettent en lumière la crainte que peuvent éprouver certaines salariées lorsqu’une dénonciation risque, selon elles, d’avoir des conséquences sur leur emploi.
La justice doit trancher
L’affaire est désormais entre les mains du Tribunal de première instance de Franceville. Les deux ressortissants indiens devront répondre des faits qui leur sont reprochés devant la juridiction compétente.
À ce stade, aucune culpabilité n’est établie. Les deux prévenus bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à l’aboutissement définitif de la procédure judiciaire.