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2 253 280 000 000 FRANCS CFA

2 253 280 000 000 FRANCS CFA
L’annonce a été faite par le directeur général d’Eramet, Paulo Castellari, confirmant l'engagement du groupe à transformer deux millions de tonnes de manganèse en alliages sur le territoire gabonais.

Au cours d'une audience tenue au Palais présidentiel d'Oyem, le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a obtenu le 17 juillet 2025, un accord stratégique du groupe minier français Eramet. À la clé : un projet majeur de transformation locale du manganèse, un bond en avant dans la politique économique du pays. L’annonce a été faite par le directeur général d’Eramet, Paulo Castellari, confirmant l'engagement du groupe à transformer deux millions de tonnes de manganèse en alliages sur le territoire gabonais.


Cet accord s’inscrit dans une série de six engagements convenus avec les autorités, visant à renforcer l’impact du secteur minier sur le développement national. L’un des plus importants reste la transformation in situ du manganèse, qui rompt avec le modèle d’exportation brute longtemps dominant. À terme, ce chantier industriel pourrait générer plus de 16 000 emplois directs et indirects, une manne économique et sociale non négligeable.



Sur le plan financier, difficile de donner un chiffre exact, tant le prix des alliages dépend de nombreux facteurs : type, qualité, origine, logistique, mais aussi des dynamiques du marché mondial. Toutefois, une estimation peut être avancée en se fondant sur les données actuelles. En 2024, le prix moyen du manganèse métal s’est établi autour de 2 000 dollars US la tonne. Sur cette base, la valeur potentielle de 2 millions de tonnes atteindrait 4 milliards de dollars US, soit environ 2 253 milliards de francs CFA.


Au-delà de la manne financière, la transformation locale présente trois avantages majeurs :




  1. Création d’emplois qualifiés dans l’industrie métallurgique, favorisant la montée en compétences de la main-d’œuvre gabonaise ;




  2. Augmentation de la valeur ajoutée nationale, en évitant la simple exportation de matière brute ;




  3. Réduction de la dépendance économique vis-à-vis des marchés extérieurs et meilleure résilience face aux fluctuations des cours mondiaux.




Le Gabon qui choisit désormais de transformer ses ressources pour en tirer un maximum de bénéfices souhaite mettre les richesses de sous-sol au profit de sa population et de sa souveraineté économique.






Par Pamphile EBO

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