CAMEROUN ABANDONNÉ
L'absence prolongée du président Paul Biya continue de faire des vagues sur la scène politique camerounaise. Parti le 7 juin pour un court séjour privé en Europe, le chef de l'État n'a toujours pas regagné Yaoundé après plus de quarante jours passés à l'étranger. Cette situation alimente les remous au sein de l'opinion publique et contribue à cristalliser les débats autour d'une éventuelle vacance du pouvoir.
L'opposition réclame un retour à l'État de droit
Pour le leader du SDF, son parti entend pris le taureau par les cornes afin de proposer des solutions plutôt que d'alimenter la crise.
« Nous sommes venus avec de l’eau pour éteindre le feu »
a-t-il déclaré, appelant à un retour aux fondamentaux de l'État de droit.
Cette sortie s'ajoute aux revendications déjà exprimées par plusieurs figures de l'opposition et de la société civile. Jean-Michel Nintcheu a notamment demandé au Conseil constitutionnel de constater la vacance du pouvoir à Etoudi, une démarche qui a jeté un pavé dans la mare et dont les répercussions continuent de s'étendre comme une tâche d’huile.
Le RDPC balaie toute idée de vacance
Face à ces critiques, le parti au pouvoir est monté au créneau pour rejeter toute hypothèse de vacance du pouvoir. Jacques Fame Ndongo, ministre d'État et secrétaire national à la communication du RDPC, a assuré qu'
« il n’y a aucune vacance de pouvoir au sommet de l’État »
une position qui entretient un débat politique loin de s'essouffler.