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DISSOLUTION DE LA COMMISSION ÉLECTORALE

DISSOLUTION DE LA COMMISSION ÉLECTORALE
Le projet de loi portant dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du Burkina Faso a été adopté, mercredi, au cours d’un conseil des ministres présidé par Ibrahim Traoré.

Pour justifier cette dissolution de la Commission électorale nationale idépendante (CENI), le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité, Emile Zerbo a expliqué qu’elle s’inscrit dans le cadre de la refondation de l’État et dans la dynamique des réformes institutionnelles engagées dans le but de rationaliser les charges de fonctionnement de l’État. 


« Subventionnée à près d’un demi-milliard F CFA chaque année, l’existence de cette structure aujourd’hui s’avère en incohérence totale avec les dispositions de la Charte de la transition en plus d’être budgétivore », a expliqué Emile Zerbo. 


Avant sa soumission en conseil des ministres, le 16 juillet, les autorités de transition du Burkina Faso ont mené une réflexion pour permettre l’élaboration d’un projet de loi conforme à la réglemention en vigueur. 


Comme pour faire un bond en arrière, ce projet de loi a consacré la dévolution des attributions électorales au ministère de l’Administration territoriale, comme c’était le cas auparavant. 


Le conseil des ministres note, par ailleurs, de nombreux avantages, notamment le renforcement du processus électoral des fortes influences politiques, la rationnalisation des dépenses par l’utilisation des structures administratives, et un meilleur contrôle souverain sur le processus électoral, en limitant par la même occasion les influences étrangères.


Vers un renouveau ?


Cette dissolution de la CENI pourrait également ouvrir la voie vers un renouveau, avec la fin de nombreuses failles du processus électoral, en lien avec la gestion des listes électorales, l’organisation des opérations, la transparence du processsus.


En transition militaire depuis le coup d’Etat de septembre 2022, le  Burkina Faso est dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, « président du Faso ». 


La modification de la charte de la transition en mai 2024 avait intégré le prolongement de la période de transition de 5 ans supplémentaires et l’éligibilité du président aux élections présidentielles, législatives et municipales qui seront organisées au lendemain de la transition. 

Par Estelle Diane AMVANE

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