PARTENARIAT FMI - GABON
Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des réformes engagées par le gouvernement, les perspectives macroéconomiques du pays ainsi que les conditions nécessaires à la mise en place d’un partenariat renforcé avec l’institution financière internationale.
Des réformes saluées par le FMI
À l’issue de la séance de travail, Régis Olivier N'Sonde a salué les efforts entrepris par les autorités gabonaises afin de répondre aux exigences d’un futur programme avec le Fonds monétaire international.
« Des efforts sont en train d'être entrepris conformément au désir de monsieur le président de la République d'avoir un programme avec le Fonds monétaire international. Les actions qui ont été menées jusqu'à présent sont considérables. Vous savez qu'il y a eu une loi de finances rectificative pour l'année 2026 qui a été adoptée »
a déclaré l’administrateur du FMI.
Les discussions ont également porté sur le programme d’accompagnement envisagé, les réformes économiques en cours ainsi que les préparatifs destinés à soutenir le développement du Gabon dans un contexte marqué par la recherche d’une plus grande stabilité budgétaire.
Un dialogue permanent avec les autorités gabonaises
Le représentant du FMI a souligné que les mesures engagées par le gouvernement s’inscrivent dans une dynamique favorable, notamment en matière de maîtrise des finances publiques et de préservation des investissements prioritaires.
« Tout va dans le bon sens, le sens de la rationalisation des dépenses et tout en s'assurant que le programme du gouvernement en termes d'investissement public et en termes de dépenses sociales soit observé. Donc il y a un accord à ce niveau. Il y a un dialogue permanent entre les autorités gabonaises et les services techniques du FMI en vue de l'évaluation de la situation macroéconomique et en vue de préparer un package de réforme et de mesures qui pourraient faire l'objet de discussion en vue d'un programme, nous l'espérons, d'ici la fin de l'année 2026 »
a indiqué Régis Olivier N'Sonde.
Le Gabon met en avant ses priorités nationales
Pour sa part, le vice-président du gouvernement a rappelé que les réformes conduites par l'exécutif répondent avant tout aux priorités définies par les autorités gabonaises dans le cadre du Plan national de croissance et de développement.
« Ce n'est pas le programme du FMI, c'est le programme des États et donc c'est un programme qui doit correspondre aux priorités des États, dans le cas d'espèce en ce qui concerne le Gabon, aux priorités du Plan national de croissance et de développement, programme sur lequel le chef de l'État s'est engagé devant les Gabonais. Actuellement, toutes les dispositions sont prises, je puis vous assurer, pour la finalisation de l'audit de la dette publique dans un contexte, dans un climat, dans une exigence de transparence, de rigueur méthodologique et de crédibilité de ces résultats. Nous avons conscience de la nécessité, surtout de l'attente par le FMI, des chiffres du stock de la dette »
a expliqué Hermann Immongault.
Vers un partenariat renforcé
Cette rencontre illustre la volonté commune du Gabon et du Fonds monétaire international de poursuivre un dialogue constructif en vue de consolider la stabilité macroéconomique du pays. La poursuite des réformes, la transparence dans la gestion des finances publiques et la finalisation de l’audit de la dette constituent désormais des étapes clés avant l’éventuelle conclusion d’un programme d’appui avec le FMI, espérée par les deux parties d’ici la fin de l’année 2026.