CIMAF : INVESTISSEMENTS ÉVALUÉS

Accompagné d'une délégation, le membre du gouvernement a parcouru les différentes installations de l'usine, notamment le laboratoire de contrôle qualité ainsi que les unités de production. Cette immersion a permis de mesurer les progrès accomplis depuis la mise en service de la première ligne de production en août 2015 et de constater l'évolution des travaux liés aux deuxième et troisième lignes de production.
Les responsables de l'entreprise ont présenté les procédés de fabrication, les investissements engagés ainsi que les défis auxquels fait face le secteur dans un marché devenu de plus en plus concurrentiel.
Une troisième ligne pour accroître les capacités de production
Au cœur des échanges figurait la mise en service prochaine de la troisième ligne de production, annoncée pour le mois de septembre 2026. Ce nouvel équipement constitue une étape majeure dans la stratégie de développement de CIMAF.
Le ministre de l'Industrie s'est félicité de l'avancement du chantier et du respect des engagements pris par l'entreprise.
« L'idée est de dire si aujourd'hui, Cimaf peut continuer à saturer le marché du ciment, et la ligne qui est en pleine construction et qui va être opérationnelle au mois de septembre, c'est la troisième ligne après celle de 2015, celle de 2020-2021. Aujourd'hui, septembre 2026, il y aura donc l'ouverture de cette ligne qui va permettre à Cimaf de passer d'une production de 850 millions de tonnes à un million de plus de tonnes. Je pense qu'avec ces capacités, Cimaf va véritablement arroser et saturer le marché. Le marché aussi, il faut le dire, est très concurrentiel. C'est à nous de voir, finalement, parmi tous ses partenaires, qui est le meilleur qui doit accompagner le gouvernement dans son projet de société. Et je peux aujourd'hui, avec suffisamment d'éléments, témoigner de ce que j'ai vu. Au moins pour dire que oui, ils ont accepté d'améliorer leurs capacités. C'est là, vous le voyez, dans ce qui se fait. Et je pars satisfait parce que c'est cela que l'on demande à ceux qui travaillent avec nous, de passer des idées ou des intentions à l'action. J'ai la chance d'aller témoigner auprès du président de la République, le chef de l'État, le chef du gouvernement, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, qui connaît le fond de cette convention, qui connaît le détail de cet avenant. Donc, il est question d'aller lui dire, moi qui suis ministre du gouvernement, qu'effectivement, cet avenant est respecté. En tout cas, il y a un commencement d'exécution »
a déclaré Maître Lubin Ntoutoume.
À travers cette déclaration, le ministre a insisté sur l'importance du respect des engagements contractuels conclus avec l'État, tout en soulignant la volonté du gouvernement d'accompagner les industriels qui investissent durablement au Gabon.
Un investissement de 25 milliards de francs CFA
Les responsables de CIMAF ont, de leur côté, détaillé les retombées attendues de cette nouvelle phase d'expansion. Selon eux, la troisième ligne représente un investissement de 40 millions d'euros, soit près de 25 milliards de francs CFA.
« Une ligne de production qui va permettre à Cimaf de hisser sa production, qui est aujourd'hui de 850 000 tonnes, à 1 850 000 tonnes. Un investissement de 40 millions d'euros, l'équivalent de 25 milliards de francs CFA, qui va permettre, je l'espère, de s'affranchir des importations de ciment et qui va permettre plus ou moins, je dirais, de parer à toute éventualité d'importer du ciment dans le futur et éviter quand même de mettre en péril l'industrie locale. La main-d'œuvre nationale est notre priorité. D'ailleurs, c'est une partie intégrante de l'engagement qu'on a signé. Ça a été même retranscrit au niveau de la convention signée en date de mars 2025. Aujourd'hui, rien que sur la phase projet, on vous dit que pratiquement 250 emplois créés, générés, avec un pic jusqu'à 350 emplois. Comme l'a si bien dit M. le ministre, le calendrier tel que ça a été retranscrit au niveau de la convention a été respecté à la lettre. On va pouvoir sortir le premier ciment en date de septembre 2026 »
a indiqué JANAH IDRISSI EL MEHDI, directeur général pays (CIMAF-Gabon).
Au-delà de l'augmentation des capacités de production, ce projet vise également à réduire la dépendance du pays aux importations de ciment, tout en consolidant l'industrie nationale.
L'emploi local au cœur du projet industriel
Avec 552 emplois directs et indirects, CIMAF met en avant une main-d'œuvre majoritairement gabonaise et qualifiée. L'entreprise affirme faire de l'emploi local un axe prioritaire de sa stratégie de développement, conformément aux engagements pris avec les autorités gabonaises.
La réalisation de la troisième ligne de production a déjà généré plusieurs centaines d'emplois durant la phase des travaux, tandis que son entrée en exploitation devrait renforcer durablement les capacités de production et soutenir l'activité économique.
Un suivi rigoureux des engagements
À travers cette visite, le ministre de l'Industrie et de la Transformation locale a réaffirmé la volonté des pouvoirs publics d'assurer un suivi rigoureux des investissements industriels réalisés sur le territoire national.
Pour le gouvernement, l'objectif demeure de promouvoir la transformation locale, de renforcer le tissu industriel et d'encourager les entreprises qui créent de la valeur ajoutée, favorisent l'emploi et participent à la diversification de l'économie gabonaise.
La visite de Maître Lubin Ntoutoume à CIMAF traduit ainsi la volonté de l'État de veiller au respect des conventions signées avec les investisseurs et d'accompagner les projets industriels considérés comme stratégiques pour le développement du Gabon.



