LE BOOM DES INJECTIONS ESTHÉTIQUES INQUIÈTE AU CAMEROUN
Entre promesses de beauté et risques sanitaires, l’esthétique injectable gagne du terrain.Sur Facebook, Instagram ou TikTok, les offres d’injections esthétiques se multiplient. Lèvres repulpées, rides effacées, silhouette remodelée : ces pratiques séduisent de plus en plus de Camerounais attirés par les nouveaux standards de beauté diffusés en ligne.
Des « experts beauté » de plus en plus visibles sur Internet
À travers des vidéos avant/après et des publications promotionnelles, de nombreux prestataires présentent leurs services sur les plateformes numériques. Une visibilité qui démocratise l’esthétique injectable, mais qui soulève des interrogations sur les compétences des praticiens et la qualité des produits utilisés.
Certaines interventions nécessitent pourtant un savoir-faire médical et des conditions d’hygiène strictes. Les pratiques réalisées par des personnes non habilitées peuvent exposer les patients à de graves complications.
Le ministère de la Santé publique alerte
Face à la progression des actes illégaux, le ministre de la Santé publique, le Dr Manaouda Malachie, appelle à la prudence et met en garde contre les injections réalisées hors des cadres autorisés.
Cette alerte intervient alors que le secteur de l’esthétique connaît un essor rapide, porté par l’influence des réseaux sociaux et une demande croissante de transformations physiques.
Entre influence numérique et nécessité d’encadrement
Filtres, influenceurs et tendances internationales participent à renforcer l’attrait pour ces interventions. Si le recours à l’esthétique n’est pas remis en cause, les autorités insistent sur la nécessité de garantir des pratiques sûres, avec des produits contrôlés et des professionnels qualifiés.
Vers un encadrement renforcé du secteur esthétique
La mise en garde du ministère de la Santé publique relance le débat sur la réglementation de l’esthétique injectable au Cameroun. Avec l’essor des services proposés en ligne, la question de la formation des praticiens, du contrôle des produits utilisés et de l’information des consommateurs devient centrale.
Pour les autorités sanitaires, les réseaux sociaux ne doivent pas devenir un espace où des actes médicaux peuvent être proposés sans contrôle. La sensibilisation du public apparaît désormais comme un outil essentiel pour permettre aux clients de distinguer les professionnels qualifiés des offres à risque.