DÉGUERPISSEMENT IMMINENT SUR LES TROTTOIRS
Cette campagne s'inscrit dans une volonté affichée de mettre fin à des pratiques devenues courantes dans plusieurs quartiers de la ville, où trottoirs, emprises routières et autres espaces publics sont progressivement investis par des activités non autorisées.
Trottoirs, routes et espaces publics sous pression
À Libreville, de nombreux trottoirs sont aujourd'hui rendus impraticables par des véhicules hors d'usage, des ateliers de mécanique improvisés ou encore des commerces installés sans autorisation. Dans plusieurs secteurs, des garages à ciel ouvert et des stations de lavage occupent les abords des routes, tandis que des marchés spontanés se développent au mépris des règles d'urbanisme et de sécurité.
Selon la municipalité, cette occupation désordonnée du domaine public nuit non seulement à l'esthétique de la capitale, mais constitue également une source de gêne pour les piétons et les automobilistes. Elle contribue aussi à la dégradation du cadre de vie et complique les efforts entrepris pour améliorer la salubrité urbaine.
Une opération annoncée par le maire
Dans un communiqué publié le 10 juillet 2026, le maire de Libreville, Eugène Mba, a officialisé le lancement prochain d'une campagne de lutte contre l'insalubrité et l'occupation irrégulière des espaces communaux. Avant d'engager les opérations de terrain, l'édile avait toutefois laissé une dernière possibilité aux contrevenants de régulariser leur situation en libérant volontairement les emplacements concernés.
Cette période de tolérance prend fin mercredi. Les services municipaux prévoient ensuite d'intervenir sans accorder de nouveau délai, conformément aux dispositions annoncées dans le communiqué.
Des contrôles ciblant plusieurs catégories d'occupants
Les opérations concerneront plusieurs formes d'occupation jugées illégales. Sont notamment visés les commerces installés sur les voies publiques, les garages et stations de lavage non autorisés, les véhicules abandonnés ou à l'état d'épave, ainsi que tout objet encombrant entravant la circulation.
Les constructions érigées sans autorisation sur le domaine communal figurent également parmi les priorités de cette campagne. La mairie précise que son intervention repose sur les textes réglementaires encadrant la décentralisation, l'urbanisme, l'hygiène publique et la gestion du patrimoine communal.
Des sanctions annoncées en cas de refus
Les personnes qui ne se seront pas conformées aux instructions municipales s'exposent à des mesures de déguerpissement menées avec l'appui de la force publique. La municipalité rappelle également que des poursuites pourront être engagées contre les contrevenants, conformément aux dispositions prévues par la réglementation en vigueur.
À travers cette initiative, les autorités locales souhaitent restaurer la discipline dans l'occupation des espaces publics et offrir aux habitants un environnement plus sûr, plus propre et mieux organisé. Elles invitent également les citoyens à faire preuve de civisme afin de préserver durablement l'image de la capitale.
Le défi d'une action durable
Si cette nouvelle offensive traduit la volonté de la mairie de reprendre le contrôle du domaine public, elle soulève aussi la question de son efficacité sur le long terme. Ces dernières années, plusieurs campagnes similaires ont permis de libérer temporairement trottoirs, carrefours et autres espaces publics.
Toutefois, une fois les opérations terminées, les occupants reviennent souvent progressivement s'installer sur les sites concernés, réduisant les effets des interventions municipales.
Le principal enjeu sera donc de maintenir durablement les espaces libérés et d'empêcher toute réoccupation illégale. Sans un suivi rigoureux et des contrôles réguliers, cette nouvelle campagne pourrait connaître le même sort que les précédentes, malgré les ambitions affichées par les autorités municipales.