47 820 MILLIARDS POUR LA CÔTE D'IVOIRE
À lui seul, ce volume de promesses de financement couvre déjà près de 42 % du coût global du PND, évalué à 114 840 milliards de FCFA. Ce résultat traduit la confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs dans la solidité de l'économie ivoirienne ainsi que dans les perspectives de croissance du pays au cours des cinq prochaines années.
Quatre fois le montant recherché
Présidant la cérémonie d'ouverture des travaux au nom du président de la République, le vice-président Tiémoko Meyliet Koné s'est félicité de cette mobilisation exceptionnelle. Selon lui, les annonces enregistrées représentent près de quatre fois le montant des financements initialement recherchés par l'État ivoirien.
« Les propositions enregistrées s'élèvent à 80 milliards de dollars US, soit environ quatre fois le montant des financements recherchés »
a-t-il déclaré devant les partenaires réunis à Abidjan.
Pour les autorités ivoiriennes, cet engouement confirme la crédibilité des réformes engagées depuis plusieurs années et la confiance des partenaires dans la trajectoire économique du pays. Il renforce également les ambitions du gouvernement de faire du PND 2026-2030 un levier majeur de transformation structurelle de l'économie nationale.
Un programme axé sur la transformation économique
Le Plan national de développement 2026-2030 repose sur plusieurs priorités stratégiques. Il prévoit notamment d'accélérer la transformation locale des matières premières, d'améliorer la productivité agricole et industrielle, de moderniser les infrastructures, d'accompagner la transition énergétique et de favoriser une création massive d'emplois, en particulier au profit des jeunes et des femmes.
À travers ce programme, le gouvernement ambitionne de maintenir un taux de croissance annuel moyen de 7,2 % sur la période et de ramener le taux de pauvreté sous la barre des 20 % d'ici à 2030. Le secteur privé devrait jouer un rôle central dans cette dynamique, puisqu'il est appelé à financer près de 70 % des investissements prévus.
Pour Tiémoko Meyliet Koné, le défi consiste désormais à transformer ces annonces en investissements réels. Il a insisté sur la nécessité d'accélérer les réformes destinées à améliorer le climat des affaires, à renforcer le suivi des projets et à garantir leur exécution dans les délais.
Des engagements déjà concrétisés
Les premières retombées de cette mobilisation se sont rapidement matérialisées. En marge du Groupe consultatif, la Banque mondiale a signé cinq accords de financement d'un montant global de 875 millions de dollars, soit environ 525 milliards de FCFA.
Ces ressources serviront à soutenir plusieurs secteurs stratégiques, notamment le développement du secteur privé, le renforcement des compétences, les infrastructures communautaires, la gouvernance publique et le secteur de l'énergie.
L'institution financière internationale a également conclu un mémorandum d'entente avec le gouvernement ivoirien et Eni Côte d'Ivoire Limited en vue de l'élaboration du futur Plan directeur gazier du pays.
Au terme des travaux, plusieurs autres conventions, protocoles d'accord et partenariats devraient être conclus. Autant d'engagements qui permettront de convertir les promesses annoncées à Abidjan en investissements concrets, indispensables à la réussite du PND 2026-2030 et à la poursuite de la dynamique de croissance économique de la Côte d'Ivoire.