OPÉRATION HÔPITAUX SANS MÉDECINS
Le dialogue au point mort
Cette nouvelle phase du mouvement fait suite à l’échec des discussions engagées avec les autorités. Le Synamed reproche au gouvernement de n’avoir apporté aucune réponse concrète à ses revendications, malgré plusieurs échanges avec les ministres de la Santé, des Finances et le vice-ministre du Budget.
Le syndicat dénonce également l’absence de réaction de la Première ministre, alors que le président de la République avait demandé l’ouverture d’un dialogue social avec les représentants des médecins.
« Il est fort regrettable de constater qu’en dépit de l’instruction du président de la République, adressée à la Première ministre, de recevoir le Synamed Asbl et d’ouvrir le dialogue social en faveur des médecins des services publics de l’État membres du Synamed Asbl, la cheffe du gouvernement est restée indifférente. Cela traduit un mépris à l’égard des médecins des services publics de l’État et de la population bénéficiaire de leurs prestations »
a déclaré Jhon Senga Lwamba, secrétaire exécutif national du Synamed.
Des hôpitaux fortement perturbés
Face à cette impasse, le Bureau exécutif national du syndicat confirme le maintien de la grève et son durcissement.
« Au vu de cette indifférence affichée par le gouvernement, le Bureau exécutif national indique que la grève des médecins des services publics de l’État membres du Synamed Asbl se poursuit et que le format “Hôpitaux sans médecins” débute ce mardi 7 juillet 2026 à partir de 7 h 30 sur toute l’étendue du territoire national »
a ajouté Jhon Senga Lwamba.
Concrètement, les hôpitaux publics fonctionneront sans leurs équipes médicales habituelles. Seuls les services d’urgence et les banques de sang resteront opérationnels. Les patients nécessitant une prise en charge urgente seront orientés vers des structures de référence, sous la supervision des médecins directeurs, des chefs de département et des chefs de service.
Trois provinces exemptées
Le Synamed précise que les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ne sont pas concernées par ce durcissement, en raison de leur contexte sécuritaire et humanitaire particulier.
Le syndicat prévoit une évaluation de cette nouvelle phase de la grève après une semaine afin de décider de la suite du mouvement. En attendant, il appelle l’ensemble de ses membres à rester mobilisés et à respecter les consignes jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, alors que la paralysie du système de santé public menace de s’accentuer dans les prochains jours.