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BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA DÉFEND SA GESTION ÉCONOMIQUE ET RASSURE SUR LA DETTE

BRICE CLOTAIRE OLIGUI NGUEMA DÉFEND SA GESTION ÉCONOMIQUE ET RASSURE SUR LA DETTE
Face aux interrogations sur l’équilibre entre l’apurement de la dette publique et les investissements prioritaires, le chef de l’État a voulu se montrer rassurant.

Invité de l’émission « 1 candidat, 1 projet », le Président de la transition et candidat à l’élection présidentielle du 12 avril, Brice Clotaire Oligui Nguema, a exposé sa vision économique pour le Gabon, tout en répondant aux critiques portant sur l’endettement du pays. Face aux interrogations sur l’équilibre entre l’apurement de la dette publique et les investissements prioritaires, le chef de l’État a voulu se montrer rassurant.


« Je ne pense pas qu’il y aura de nouvel endettement, mais il ne faut pas avoir peur de la dette» D’un ton ferme, Oligui Nguema a balayé les accusations selon lesquelles il aurait accru la dette publique depuis son arrivée à la tête de l’État.
« Je viens de vous montrer que je n’ai pas encore endetté le pays. Je ne suis pas allé emprunter de l’argent. Tout ce que je fais, c’est avec l’argent de notre sous-sol »


a-t-il affirmé.


Le chef de l’État a mis en avant l’exemple d’Assala Energy, récemment passée sous contrôle gabonais après le rachat de ses actifs. Selon lui, cette opération marque un tournant stratégique dans la gestion des ressources nationales.


« Hier, c’étaient les Occidentaux qui géraient Assala. Nous n’avions ni RSE, ni programme PID, ni PIH. Aujourd’hui, avec Assala, nous avons des marges. Je n’ai pas payé Assala pour rien. Libreville est en chantier grâce à la RSE d’Assala »


a-t-il souligné.


Pour Oligui Nguema, cette maîtrise nouvelle des ressources naturelles permet non seulement de financer des projets structurants, mais également de créer des leviers financiers solides, capables d’attirer les bailleurs internationaux.


« Les grands bailleurs de fonds viendront. Je les attends. »


Autre argument fort mis en avant : la restructuration de la dette intérieure. Le Président de la transition a annoncé avoir réussi à


« reprofiler la dette intérieure »


ce qui, selon lui, permet aujourd’hui au pays de dégager des marges financières non négligeables.


« Avant, il fallait payer 150 milliards chaque fin de mois. Aujourd’hui, nous ne payons que la moitié. Cela nous laisse 50 milliards de marge chaque mois, que nous pouvons réinjecter dans l’économie. »


Malgré un contexte budgétaire tendu, le gouvernement a pu, selon lui, honorer ses engagements sociaux.


« La preuve, c’est qu’on vient de payer la deuxième tranche des rappels de retraités des fonctionnaires »


a-t-il précisé.


Face aux critiques, Brice Clotaire Oligui Nguema entend donc s’appuyer sur une gestion rigoureuse des ressources nationales.


 

Par Pamphile EBO

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