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SESSION 2026 : 23 TEXTES ADOPTÉS

SESSION 2026 : 23 TEXTES ADOPTÉS
Bilan Sénat Gabon 2026 : 23 textes adoptés et contrôle

Après quatre mois intenses de travail parlementaire, la présidente du Sénat gabonais, Huguette Nyana Ekoume épouse Awori Onanga, a dressé un bilan détaillé ce mardi 30 juin à Libreville, marquant la clôture de la première session ordinaire de l’année 2026. Cette étape cruciale de la sixième législature est marquée par l’adoption de 23 textes, un contrôle renforcé de l’action gouvernementale, ainsi qu’un plaidoyer pour un meilleur équilibre institutionnel entre les chambres du Parlement.


Un volume significatif de textes adoptés


Lors de la cérémonie de clôture, en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment Hermann Immongault, vice-président du gouvernement, la présidente du Sénat a mis en lumière le travail législatif accompli. Sur les 34 textes soumis à l’examen de la Chambre haute, comprenant 22 projets de loi portant ratification d’ordonnances et 11 projets de loi, 23 ont été adoptés à l’issue des débats.


Ces textes comprennent 17 ratifications d’ordonnances, quatre projets de loi et deux propositions de résolution. Pour Mme Nyana Ekoume, ces instruments législatifs sont essentiels pour le développement durable du Gabon, le renforcement des institutions républicaines, ainsi que pour l’amélioration tangible des conditions de vie des citoyens.


Parmi les lois phares adoptées, figurent le nouveau Code de la nationalité, la réglementation sur la propriété foncière, et la loi de finances rectificative pour l’année 2026. Cette dernière est particulièrement saluée pour son rôle dans l’ajustement des ambitions politiques du gouvernement aux réalités des ressources financières disponibles.


Un rôle renforcé dans le contrôle gouvernemental


Au-delà de la simple fonction législative, le Sénat a également affirmé sa volonté de contrôler de manière rigoureuse les actions du gouvernement. Cet engagement s’est traduit par l’envoi de questions écrites adressées au ministre en charge de l’Accès universel à l’eau et à l’électricité, notamment sur les délestages répétés et les défis de la politique énergétique nationale.


Cette démarche a été présentée comme une réponse directe aux préoccupations exprimées par les populations, soulignant la volonté des sénateurs de rester proches des réalités quotidiennes des Gabonais.


Diplomatie parlementaire et rayonnement international


Le Sénat a aussi profité de cette session pour renforcer sa présence sur la scène internationale. Plusieurs délégations sénatoriales ont participé à des rencontres majeures en Europe et en Afrique, notamment en France, au Sénégal, au Maroc, en Eswatini et en Afrique du Sud. Ces missions s’inscrivent dans une stratégie de coopération interparlementaire visant à repositionner la Chambre haute gabonaise comme un acteur incontournable de la diplomatie parlementaire.


Un appel pressant pour la concrétisation des engagements présidentiels


La présidente a salué la qualité du dialogue institutionnel entre l’Exécutif et le Parlement, en particulier lors du Congrès du Parlement tenu le 15 juin dernier. Lors de cette rencontre, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait présenté ses priorités pour le pays.


Toutefois, Mme Nyana Ekoume a insisté sur la nécessité pour le gouvernement d’assurer un suivi rigoureux des engagements présidentiels, notamment dans des domaines cruciaux tels que la CNAMGS, l’amélioration des infrastructures sanitaires locales, la mobilité dans les territoires, la stabilisation des services d’eau et d’électricité, la lutte contre la toxicomanie, ainsi que l’adéquation entre formation et emploi.


Elle a ainsi appelé à un investissement total du gouvernement pour transformer ces promesses en actions concrètes au bénéfice du peuple gabonais.


Vers un rééquilibrage des relations entre les chambres du Parlement


Profitant de cette clôture de session, la présidente du Sénat a également formulé plusieurs recommandations pour un meilleur fonctionnement institutionnel. Elle a plaidé pour une répartition plus équilibrée des projets de loi entre l’Assemblée nationale et le Sénat, afin d’éviter la surcharge d’un seul organe parlementaire.


Mme Nyana Ekoume a rappelé que le recours aux ordonnances doit rester une mesure exceptionnelle, qui ne saurait se substituer de manière durable à la fonction législative propre au Parlement. Elle a réaffirmé l’attachement du Sénat au respect rigoureux de l’équilibre des pouvoirs et à un contrôle strict des ordonnances soumises à ratification.


Une session close mais un engagement maintenu


En clôturant officiellement la session ordinaire de 2026, la présidente a tenu à souligner que la suspension des travaux parlementaires ne signifie en aucun cas un relâchement de l’engagement des sénateurs. Ces derniers sont appelés à demeurer attentifs aux préoccupations des populations dans leurs circonscriptions respectives, préparant ainsi la prochaine phase législative.


Ce bilan, riche en actions et en décisions, illustre la volonté du Sénat gabonais de jouer pleinement son rôle dans la gouvernance nationale, tant en matière législative qu’en contrôle de l’exécutif, tout en renforçant ses liens avec la communauté parlementaire internationale. Une dynamique qui, selon Mme Nyana Ekoume, doit désormais s’accompagner d’une accélération des réformes promises pour répondre aux attentes des Gabonais.

Par Pamphil

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