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3-ROUES

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Libreville, la capitale gabonaise, connaît ces derniers jours un vent de changement dans le secteur du transport urbain. Sous la bénédiction de Brice Clotaire Oligui Nguema, 436 tricycles ont été mis à la disposition de jeunes Gabonais.

Libreville, la capitale gabonaise, connaît ces derniers jours un vent de changement dans le secteur du transport urbain. Sous la bénédiction du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, 436 tricycles ont été mis à la disposition de jeunes Gabonais. Ce projet, présenté comme un coup de pouce gouvernemental pour les populations des quartiers sous-intégrés, est perçu par beaucoup comme un véritable cadeau.


Dans ces zones souvent marquées par un mauvais état des routes et un accès difficile aux moyens de transport traditionnels, les tricycles se veulent une solution rapide, économique et efficace. Le but est de désenclaver les quartiers marginalisés tout en luttant contre la précarité. Parmi les bénéficiaires, Christopher Nguema, ex-chômeur, raconte avec émotion sa reconversion :


« Avant, je tirais le diable par la queue. J’ai déposé des dossiers partout, sans succès. C’était difficile de manger. Mais depuis que j’ai cet engin, je peux enfin tirer mon épingle du jeu. Je travaille chaque jour et je m’en sors »


Les jeunes conducteurs n’ont pas déboursé un centime pour obtenir ces engins. Le financement, entièrement pris en charge par l’État, leur permet de se lancer sans dette, avec l’espoir de bâtir une activité durable.


Si ce nouveau mode de transport peine encore à convaincre certains passagers habitués aux taxis traditionnels, d'autres voient le bout du tunnel. Une passagère interrogée à la sortie d’un trajet en tricycle déclare :


« Ça change, c’est moins cher, plus accessible. On n’a pas besoin de négocier comme avec les taxis. Et puis, ça roule bien »


Derrière ce projet se cache un véritable travail d’endurance des autorités, soucieuses de promouvoir un développement plus équitable et inclusif. Ce dispositif pourrait bien faire des émules. Pour des centaines de jeunes, c’est une lueur d’espoir, un dernier recours qui leur permet de jouer leur va-tout dans un pays où l’emploi reste une denrée rare.


 

Par Pamphile EBO

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