DETTE PUBLIQUE : L’ÉTAT AUDITE SES CRÉANCES POUR RENFORCER LA TRANSPARENCE FINANCIÈRE
L’État veut disposer d’une vision précise de l’ensemble de ses engagements financiers. Dans cette optique, le ministre de l’Économie, Thierry Minko, a officiellement lancé, mercredi dernier, les travaux du Comité d’audit et de consolidation des passifs exigibles de l’État.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par les discussions en cours avec le Fonds monétaire international (FMI), où la disponibilité de données financières fiables constitue un enjeu majeur. Les autorités souhaitent ainsi établir un état des lieux complet et crédible des dettes exigibles de l’État.
Mis en place pour une durée limitée, le comité est chargé de recenser, vérifier, qualifier et consolider l’ensemble des créances dues par l’État. Son travail consistera notamment à distinguer les dettes validées de celles nécessitant encore des vérifications complémentaires.
Les opérations seront menées conformément aux normes internationales d’audit du secteur public, notamment les référentiels INTOSAI-ISSAI. Les conclusions sont attendues à la mi-juillet 2026 et devraient permettre aux autorités de disposer d’une base de référence fiable pour l’évaluation des passifs publics.
Au-delà du simple recensement des créances, cet exercice vise à améliorer la qualité des comptes publics, à renforcer la transparence budgétaire et à consolider la crédibilité financière du pays. Les résultats serviront également d’appui aux échanges avec les partenaires techniques et financiers engagés dans l’accompagnement des réformes économiques en cours.
Pour les pouvoirs publics, la fiabilité des données relatives à la dette publique demeure un élément essentiel pour orienter les politiques budgétaires et garantir une gestion plus rigoureuse des finances de l’État.