À NGONGUI, LE PARI PÉTROLIER D’OLIGUI NGUEMA COMMENCE À PRODUIRE SES PREMIERS RÉSULTATS
Avec une production estimée à 10 000 barils par jour, soit près de 3,8 millions de barils par an, cet événement symbolise un tournant dans la stratégie énergétique du Gabon.
Longtemps critiquée par la nouvelle opposition, la politique impulsée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema consistant à reprendre le contrôle des actifs pétroliers commence aujourd’hui à montrer des signes concrets. Là où certains voyaient un pari risqué, les premiers résultats sur le terrain viennent désormais alimenter un autre discours.
Une stratégie de souveraineté longtemps contestée
Depuis son arrivée au pouvoir, Oligui Nguema a engagé une politique ambitieuse, celle de reprendre le contrôle des ressources naturelles du Gabon, notamment dans le secteur des hydrocarbures. Cette orientation s’est traduite par le rachat d’actifs stratégiques détenus par des groupes étrangers, notamment dans les opérations liées à Assala, SMP ou Tullow Oil. Un choix fort, souvent évité par les anciens régimes, qui privilégiaient des partenariats où l’État restait en retrait. Cette rupture a suscité de nombreuses critiques, notamment de la part de l’opposition, qui doutait de la capacité du Gabon à gérer efficacement ces actifs. Mais aujourd’hui, le lancement de Ngongui apporte un début de réponse.
Ngongui, symbole d’un pari qui prend forme
Au-delà des chiffres, Ngongui est devenu un symbole politique. C’est le premier grand projet pétrolier concrétisé sous la nouvelle gouvernance. C’est aussi la preuve que la stratégie de souveraineté économique peut produire des résultats visibles. Dans un pays où la production nationale tourne autour de 200 000 barils par jour, l’apport de 10 000 barils supplémentaires n’est pas négligeable. Il renforce la capacité de production et, potentiellement, les revenus de l’État.
Surtout, il envoie un message clair "le Gabon veut désormais maîtriser ses ressources et en tirer davantage de valeur." Face à cela, un constat s’impose, les critiques initiales se font aujourd’hui plus discrètes, alors que les premiers résultats apparaissent sur le terrain.