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UNE JOURNÉE DE L’ENSEIGNANT QUI DÉPASSE LES DISCOURS OFFICIELS

UNE JOURNÉE DE L’ENSEIGNANT QUI DÉPASSE LES DISCOURS OFFICIELS
Brice Oligui Nguema renforce l’éducation pour protéger la jeunesse gabonaise

Le 23 mars 2026 restera gravé dans les mémoires non seulement comme la célébration de la Journée Nationale de l’Enseignant, mais aussi comme le moment où le président Brice Clotaire Oligui Nguema a ouvertement exposé ses inquiétudes face à la vulnérabilité de la jeunesse gabonaise. Au-delà des annonces budgétaires et des réformes administratives attendues, le chef de l’État a pris le parti de s’adresser au cœur du problème. La fragilité morale et sociale des adolescents du pays.


L’enseignant, gardien de la jeunesse


Dans son allocution, Oligui Nguema a insisté sur le rôle central de l’enseignant, qui n’est plus seulement un transmetteur de connaissances. « Chaque école doit être un bastion contre l’égarement de nos enfants », a-t-il affirmé, soulignant l’urgence de renforcer la mission éducative face à la montée des comportements à risque. Délinquance juvénile, toxicomanie et désengagement familial constituent selon lui autant de signaux alarmants. Les familles, parfois absentes ou défaillantes, laissent les jeunes livrés à eux-mêmes, renforçant ainsi le rôle préventif de l’école dans la société.


Une approche humaine et exigeante


Le président n’a pas hésité à dénoncer la « démission » de certains foyers tout en affichant une empathie profonde pour les enfants en souffrance. Chaque élève en difficulté, a-t-il rappelé, doit être considéré comme un signal d’alarme. « Derrière chaque cas, se cache un enfant en détresse ». Ce positionnement transforme l’école en un lieu de vigilance permanente et de protection, où la mission de l’enseignant dépasse la simple instruction pour devenir un véritable façonnage des consciences et de l’esprit citoyen.


Des mesures concrètes et immédiates


Pour répondre à ces enjeux, le président a décidé de réactiver et renforcer les cellules psychologiques dans tous les établissements scolaires du pays. L’objectif est double. Détecter précocement les signes de mal-être et intervenir avant que l’adversité sociale ne dégénère en décrochage scolaire ou en actes de délinquance. En misant sur un suivi psychopédagogique rigoureux, le gouvernement espère s’attaquer aux racines de l’insécurité urbaine directement là où elle prend naissance, dans les collèges et lycées.


Une éducation au service de la nation


Pour Oligui Nguema, l’éducation représente le chantier prioritaire de la Ve République. Valoriser le rôle de l’enseignant et reconstruire un système scolaire protecteur, c’est investir dans l’avenir souverain du Gabon. Mais le président a aussi rappelé à la société civile que l’État ne peut remplacer le rôle éducatif des parents. Ecoles et programmes ne suffisent pas si le cadre familial fait défaut.


En affirmant cette vision, le président pose les jalons d’un « New Deal » éducatif, à la fois social et moral, où la protection et l’accompagnement de la jeunesse deviennent une responsabilité collective. Le Gabon est capable de relever le défi le plus ambitieux de cette période. Préserver sa jeunesse d’elle-même.




Par Pamphil

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