UNE PRODUCTION PÉTROLIÈRE EN REPLI
À la fin du troisième trimestre 2025, la production pétrolière nationale a enregistré une baisse significative de 4,3 %. Cette contre-performance intervient dans un contexte marqué par des problèmes techniques récurrents et le vieillissement avancé de plusieurs champs pétroliers matures. Ces difficultés structurelles continuent de peser sur les capacités d’extraction, malgré les efforts consentis par les opérateurs pour maintenir les niveaux de production.
Des difficultés techniques persistantes
Selon la note de conjoncture sectorielle publiée par la Direction générale de l’économie et de la politique fiscale, les incidents techniques ont fortement perturbé l’activité sur plusieurs sites stratégiques. À cela s’ajoute l’usure naturelle des installations et des gisements exploités depuis plusieurs décennies, rendant les opérations plus coûteuses et moins performantes. Cette situation fragilise un secteur historiquement moteur de l’économie nationale.
Un recul plus modéré sur neuf mois
Sur l’ensemble des neuf premiers mois de l’année 2025, la baisse de la production reste toutefois plus contenue, estimée à 2,1 %. Ce ralentissement, bien que moins prononcé, confirme néanmoins une tendance baissière durable. Face à cette évolution, les opérateurs pétroliers ont été contraints de revoir à la baisse leurs prévisions initiales, initialement plus optimistes pour l’exercice en cours.
Des perspectives revues à la baisse
Cette révision des prévisions traduit une prudence accrue des acteurs du secteur. Elle relance également le débat sur la nécessité d’investissements massifs dans l’exploration, la modernisation des infrastructures et la diversification économique, afin de réduire la dépendance aux hydrocarbures et d’atténuer l’impact des chocs de production futurs.
Le ralentissement risque d’affecter les recettes budgétaires annuelles
Cette chute de la production pétrolière fait grise mine pour l’économie gabonaise, largement dépendante des revenus issus des hydrocarbures. Le ralentissement observé, en demi teinte sur neuf mois, risque d’affecter les recettes budgétaires annuelles, notamment les revenus fiscaux et les exportations. Une baisse prolongée de la production peut creuser le déficit public, limiter les marges de manœuvre de l’État et retarder certains projets d’investissement. Elle souligne aussi l’urgence de diversifier l’économie afin de réduire la vulnérabilité du budget face aux aléas du secteur pétrolier.