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Fait divers

UN CORPS SANS VIE DÉCOUVERT À L’INRAP,  LA TRAGÉDIE DE POTO-POTO

UN CORPS SANS VIE DÉCOUVERT À L’INRAP,  LA TRAGÉDIE DE POTO-POTO
Découverte d’un corps sans vie à l’INRAP de Brazzaville, vive émotion à Poto-Poto

Brazzaville s’est réveillée récemment avec une scène difficile à soutenir. Dans l’enceinte de l’Institut National de Recherche et d’Action Pédagogique (INRAP), situé au cœur du troisième arrondissement Poto-Poto, un corps sans vie a été découvert aux premières heures de la journée, suscitant inquiétude, indignation et interrogations.


Une découverte macabre au petit matin


Il est environ 6 heures lorsque Samuel, un habitué des lieux, fait la découverte. L’homme, qu’il affirme avoir vu la veille, gisait sans vie. Le témoin, encore sous le choc, raconte. « Hier, il présentait les signes d’une personne malade, très faible, très très faible. Nous, on pensait que c’était l’alcool. Il avait le visage enflé, et son bras gauche également. »


Selon lui, la victime avait passé la nuit sur place. « Hier déjà il dormait là-bas. Ce matin, quand j’arrive, il est décédé », ajoute-t-il, visiblement troublé par la brutalité de la situation.


Des démarches longues et infructueuses


Face à ce drame, les jeunes présents sur les lieux disent avoir rapidement alerté les autorités. « Ce matin, on a appelé la police de Diatta. Ils sont venus faire le constat », explique un autre témoin. Mais la suite des événements laisse place à une certaine frustration.


« On nous a dit qu’une ambulance allait venir, mais depuis 7 heures jusqu’à presque 13 heures, aucune réponse », déplore-t-il. Les démarches se multiplient. Police, gendarmerie, sapeurs-pompiers. Chacun renvoie vers l’autre, dans une confusion qui choque les riverains. « Nous sommes dans un lieu public, ce corps ne doit pas rester comme ça », insiste-t-il.


Les policiers, après constat, emportent le téléphone du défunt dans l’espoir d’identifier ses proches. « Ils ont dit qu’ils allaient le charger pour contacter la famille. Mais jusqu’à présent, rien », regrette encore le témoin.


Une foule curieuse et indignée


Au fil des heures, la cour de l’INRAP devient un lieu d’attroupement. Curieux, habitants et passants affluent pour constater la scène. « Chacun venait voir de ses propres yeux », confie un riverain, évoquant une atmosphère lourde, mêlée de tristesse et d’incompréhension.


L’absence prolongée des services compétents alimente les critiques. Beaucoup dénoncent une lenteur administrative face à une situation pourtant urgente.


L’arrivée tardive du corbillard


Ce n’est finalement qu’aux alentours de 13 heures que le corbillard en provenance de Makélékélé arrive sur les lieux. Mais là encore, tout n’est pas simple. En l’absence d’un responsable officiel de l’INRAP, le chauffeur hésite à intervenir. « Nous, ce n’est pas la famille. On ne peut pas prendre le corps comme ça. Qui va répondre ? », s’interroge-t-il.


Après de longues discussions, le corps, déjà en état de décomposition avancée, est finalement transporté vers la morgue de Makélékélé.


Une identité encore floue


Selon des informations recueillies hors micro, la victime serait un ressortissant de la République démocratique du Congo. Mais à ce stade, aucune confirmation officielle n’a été communiquée, et les circonstances exactes de la mort restent inconnues.


Ce drame met une fois de plus en lumière les défis liés à la gestion des situations d’urgence en milieu urbain. À Poto-Poto, l’émoi est profond, et nombreux sont ceux qui espèrent que toute la lumière sera faite sur cette affaire.




Par Pamphil

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