CORRUPTION : L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE EN QUEUE DU CPI 2025
L’Afrique subsaharienne enregistre, une nouvelle fois, les résultats les plus faibles au classement 2025 de l’Indice de perception de la corruption (CPI) publié le 10 février 2026 par Transparency International. La région affiche un score moyen de 32/100, et seulement 4 pays sur 49 dépassent la barre des 50 points, ce qui en fait la région la moins bien classée au monde. 
Un recul marqué sur dix ans
Le rapport souligne un constat préoccupant : dix pays de la région ont connu une dégradation significative depuis 2012, tandis que sept seulement ont amélioré leur score sur la même période, illustrant l’efficacité limitée des réponses actuelles. 
Parmi les cas mis en avant, le Mozambique est cité comme exemple de recul, tandis que l’Angola figure parmi les rares progressions notables, même si le pays reste globalement dans le bas du classement. 
Des pays qui font figure d’exemple
À l’inverse, certains États africains se distinguent par de meilleurs résultats, notamment les Seychelles, suivies du Cap-Vert, du Botswana et du Rwanda, souvent associés à des dispositifs de prévention, de contrôle et de répression des crimes financiers plus structurés. 
Un appel à l’action au niveau continental… et au-delà
Transparency International appelle l’Union africaine et ses États membres à appliquer pleinement la Convention de l’UA sur la prévention et la lutte contre la corruption. L’ONG alerte également sur une dégradation de la perception de la corruption dans plusieurs démocraties, montrant que le phénomène n’épargne aucune région.