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SUBVENTION À LA PRESSE: DES MANOEUVRES DILATOIRES

SUBVENTION À LA PRESSE: DES MANOEUVRES DILATOIRES
Les responsables de l'Opam, du CPPL), de l'UPPIG, du RENAJI) et de l'UGPS sont mécontents de la manière dont le ministère de la Communication entend gérer la subvention à la presse privée.

Les responsables de l'Organisation des Professionnels de la Presse Audiovisuelle et Multimédia (Opam), du Collectif des Promoteurs de la Presse Privée et Libre (CPPL), de l'Union des Patrons de la Presse Indépendante du Gabon (UPPIG), du Réseau National des Journalistes Indépendants (RENAJI) et de l'Union Gabonaise de la Presse Sportive (UGPS) ont tiré la sonette d'alarme sur la façon dont le ministère de la Communication et des médias entend organiser la gestion de la subvention à la presse privée. 



Lors du journal de 20 heures de la chaîne Gabon Première, le 27 décembre 2024, une annonce du ministère de la Communication et des médias a invité les entreprises de presse à soumettre leurs dossiers entre le 2 et le 12 janvier 2025, au titre de la subvention à la presse écrite et en ligne. Bien qu’elles saluent l’implication personnelle du Président de la Transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema, pour avoir quintuplé cette aide par rapport au passé, ces organisations dénoncent des critères d’attribution inappropriés.



Les critères exigés pour attribuer cette subvention sont controversés. Les responsables de l'Opam, du CPPL, de l’UPPIG, du RENAJI et de l’UGPS mettent en avant plusieurs points d’incohérence. D’une part, le ministère accrédite les organes de presse lors d’événements majeurs sur la base de documents de création. Mais le même ministère impose dans le cadre de cette subvention, des critères supplémentaires tels que la possession d’une carte de presse. Or, selon eux, aucune carte de presse n’a été délivrée depuis la mise en place du gouvernement de transition.




“En exigeant, par exemple, la carte de presse dans ce dossier, nous notons que depuis la mise en place du gouvernement de la transition, le ministère de la communication et des médias n'a délivré aucune carte de presse à un professionnel des médias. Alors, une administration peut-elle exiger un document qu'elle n'a jamais délivré ?”




En outre, l’exclusion des journaux sanctionnés par la Haute Autorité de la Communication (HAC) est perçue comme une double peine injustifiée.




« Nous disons qu'un journal qui a subi une suspension avec des conséquences financières que cela engendre, ne peut pas être sanctionné pour une même faute alors qu'il a purgé sa peine »




martèlent-ils.



Les organisations accusent le ministère de la Communication d’être à l’origine de retards inutiles. Avec des fonds déjà disponibles au Trésor public, elles estiment que la priorité devrait être le paiement rapide aux ayants droit. L’étape du dépôt des dossiers est considérée comme une véritable manœuvre dilatoire.



Les responsables de l'Opam, du CPPL, de l’UPPIG, du RENAJI et de l’UGPS sollicitent l’arbitrage du Président de la transition pour garantir une distribution équitable et transparente de cette aide à la presse.



 

Par Pamphile EBO

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