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AU CŒUR DE LA NOUVELLE MÉTHODE

AU CŒUR DE LA NOUVELLE MÉTHODE
La redevabilité, pilier de la nouvelle gouvernance, responsabilise les ministres, améliore l’action publique, renforce la transparence, et restaure la confiance des citoyens dans l’État.

Le lundi 5 janvier 2026, le Conseil des ministres s’est réuni sous la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République, Chef de l’État et Chef du Gouvernement. À cette occasion, le Chef de l’État a présenté une nouvelle manière de conduire l’action publique. Cette méthode repose sur trois piliers indissociables. Le deuxième pilier, mis en avant avec insistance, est la redevabilité.


Cette notion, encore peu comprise du grand public, marque un tournant important dans la gestion des affaires de l’État. Elle vise à renforcer la responsabilité des ministres et à améliorer l’efficacité de l’action gouvernementale.


Qu’est-ce que la redevabilité ?


La redevabilité signifie que chaque responsable public doit rendre compte de son travail. Il ne s’agit pas seulement de dire ce qui a été fait, mais surtout de montrer ce qui a été réellement accompli. Pour le Président de la République, la responsabilité ministérielle ne se mesure plus à l’activité ou aux annonces, mais aux résultats obtenus.


Concrètement, cela veut dire que les ministres devront expliquer régulièrement ce qu’ils ont réussi, ce qui a échoué, et pourquoi. Cette démarche doit être factuelle, c’est-à-dire basée sur des faits précis, et menée sans complaisance, sans chercher d’excuses ou à masquer les difficultés.


Une obligation républicaine, pas une sanction


Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a tenu à clarifier un point essentiel : la redevabilité n’est pas une sanction. Elle ne vise pas à punir, mais à instaurer une culture de la responsabilité au sein du Gouvernement. Selon lui, rendre compte est une obligation républicaine, normale dans un État moderne.


Cette approche cherche à rompre avec certaines pratiques du passé, où l’évaluation de l’action publique était parfois absente ou superficielle. Désormais, chaque mission confiée à un membre du Gouvernement devra être suivie, évaluée et expliquée.


Des ministres jugés sur les résultats


Avec cette nouvelle orientation, le Président fixe un cadre clair : les ministres seront jugés sur ce qu’ils produisent concrètement pour les citoyens. Les discours, les déplacements ou les réunions ne suffisent plus. Ce qui compte, ce sont les effets réels des politiques publiques sur la vie quotidienne des populations.


Cette exigence concerne tous les secteurs : santé, éducation, infrastructures, économie, emploi ou encore administration. Chaque ministre devra démontrer que les moyens mis à sa disposition ont été utilisés de manière efficace et utile.


Un outil pour renforcer la confiance des citoyens


La redevabilité a aussi un objectif politique majeur : restaurer la confiance entre l’État et les citoyens. En rendant l’action gouvernementale plus lisible et plus transparente, le pouvoir exécutif espère rapprocher les institutions du peuple.


Lorsque les responsables expliquent clairement leurs résultats, les citoyens peuvent mieux comprendre les choix faits et juger l’action publique de manière plus éclairée. Cette transparence est essentielle pour renforcer la démocratie et le sentiment de justice.


Un changement de culture gouvernementale


En plaçant la redevabilité au centre de sa méthode, le Président de la République engage un changement profond de culture au sommet de l’État. Cette exigence demande du courage politique, de la rigueur et une volonté constante de bien faire.


Le Conseil des ministres du 5 janvier 2026 marque ainsi le début d’une nouvelle étape. Une étape où gouverner signifie agir, mais surtout assumer, expliquer et répondre de ses actes devant la Nation.


 

Par Pamphil

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