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PEUT-IL GAGNER L’ÉLECTION DE LA FÉGAFOOT ?

PEUT-IL GAGNER L’ÉLECTION DE LA FÉGAFOOT ?
Darneau Essia Ndong annonce sa candidature à la présidence de la Fégafoot, promettant renouveau et soutien aux clubs, relance du championnat masculin et réformes dans le football gabonais

Alors que le renouvellement du bureau exécutif de la Fédération gabonaise de football (Fégafoot) est prévu dans quelques mois, le paysage électoral commence progressivement à se dessiner. À Libreville, plusieurs prétendants à la présidence de l’instance faîtière officialisent leur ambition. Le week-end écoulé, Darneau Essia Ndong a franchi ce cap, en annonçant publiquement sa candidature. Une déclaration marquée non seulement par un discours de rupture, mais surtout par une présence remarquée de nombreux acteurs du football gabonais, venus lui témoigner leur soutien.


Une annonce sous le signe de la mobilisation


La scène a frappé les observateurs. Pour sa déclaration de candidature, Darneau Essia Ndong n’était pas seul. Dirigeants de clubs, anciens joueurs, techniciens et acteurs du football local ont répondu présents. Cette affluence, inhabituelle à ce stade d’une campagne interne, donne déjà une indication sur la dynamique que tente d’impulser le candidat. L’événement avait des allures de démonstration de force, dans un contexte où chaque signal compte à l’approche de l’élection.
À quelques mois du scrutin prévu en avril prochain, cette capacité à rassembler dès l’entame du processus électoral apparaît comme un atout non négligeable. Dans un football gabonais souvent fragmenté, marqué par des rivalités internes et des intérêts divergents, afficher une base de soutiens visibles constitue un message politique fondamental.


Une lecture politique de la candidature


Jeune cadre gabonais, Darneau Essia Ndong se positionne comme un manager décidé à « changer les choses ». Dans sa déclaration, il n’a pas éludé le constat sévère de l’état du football national, qu’il juge « plus que déplorable ». Improvisation dans l’organisation des compétitions, gouvernance critiquée, manque de vision à long terme : le diagnostic est connu, mais rarement assumé avec autant de frontalité par un candidat.
Sur le plan politique, cette posture tranche avec des profils plus consensuels ou plus discrets. Essia Ndong fait le choix d’un discours de rupture, appelant les acteurs du football à prendre pleinement conscience de « l’enjeu du moment ». Une stratégie qui vise à fédérer les mécontents, nombreux dans les ligues et les clubs, et à canaliser une volonté de renouveau devenue pressante.


Le soutien des acteurs du terrain


Parmi les éléments mis en avant lors de cette déclaration, la question des compétitions abandonnées occupe une place centrale. Le candidat a notamment évoqué la relance du championnat féminin, inexistant depuis plusieurs années. Un engagement qui a particulièrement été du goût des acteurs de base, souvent laissés en marge des priorités fédérales.
Ce discours concret, ancré dans les réalités du terrain, semble expliquer en partie les soutiens affichés. Pour beaucoup de dirigeants et de techniciens présents, la candidature Essia Ndong apparaît comme une opportunité de redonner un nouveau souffle à un football gangrené par des dysfonctionnements structurels et plongé dans le coma. Le soutien manifesté traduit une attente forte de changement.


Face aux autres candidatures


Si d’autres candidats ont également officialisé ou s’apprêtent à le faire, Essia Ndong peut-il, pour l’instant, réussir à créer une dynamique ? Certains profils, plus installés ou issus des cercles traditionnels de gouvernance, misent sur leur expérience et leurs réseaux historiques. D’autres préfèrent avancer prudemment, sans exposition médiatique excessive.
Dans ce contexte, Darneau Essia Ndong joue une carte différente : celle de la mobilisation collective et de la rupture assumée. Il faudrait alors que cette dynamique initiale se traduise en soutiens institutionnels solides au moment du vote, où chaque voix comptera.


Un rapport de forces encore ouvert


À quelques mois de l’élection, le rapport de forces demeure mouvant. Les alliances peuvent évoluer, les soutiens se consolider ou se déliter au gré des tractations internes. Toutefois, une chose est certaine : la candidature de Darneau Essia Ndong s’impose déjà comme un pôle autour duquel s’organise une partie du débat.
La question centrale reste donc posée : Darneau Essia Ndong peut-il transformer cette dynamique en une véritable coalition capable de remporter la présidence de la Fégafoot ? La réponse dépendra de sa capacité à élargir sa base, à convaincre au-delà du cercle des soutiens visibles, et à proposer une gouvernance crédible face aux défis immenses du football gabonais. 

Par Pamphil

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