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HENRI-CLAUDE OYIMA POUSSÉ VERS LA SORTIE : RETOUR SUR UNE RIGUEUR BUDGÉTAIRE DEVENUE IMPOPULAIRE »

HENRI-CLAUDE OYIMA POUSSÉ VERS LA SORTIE : RETOUR SUR UNE RIGUEUR BUDGÉTAIRE DEVENUE IMPOPULAIRE »
Après plusieurs mois passés à la tête du ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations et à assurer l’intérim de la Vice-présidence du gouvernement, Henri-Claude Oyima quitte ses fonctions au sein du nouvel exécutif gabonais.

Depuis sa nomination au sein du premier gouvernement de la Cinquième République, Henri-Claude Oyima, ancien patron de BGFIBank, a incarné une ligne de rigueur budgétaire et de discipline financière, au moment où l’État gabonais cherchait à stabiliser ses finances publiques et à impulser une relance économique durable.Durant son mandat, il a multiplié mesures drastiques de maîtrise des dépenses, telles que la suspension des paiements des baux administratifs pour stopper une dérive des coûts locatifs de l’État ou encore des opérations d’assainissement des recettes fiscales. Si ces actions ont été saluées dans certains cercles pour leur cohérence technique, elles ont également suscité des critiques sur l’impact social et la perception d’une austérité jugée excessive par une partie de l’opinion


Par ailleurs, Oyima a successivement cumulé plusieurs intérims ministériels, notamment celui de Vice-président du gouvernement par intérim, dans un contexte institutionnel marqué par la transition vers la nouvelle constitution et la recomposition de l’équipe exécutive. Ce cumul de responsabilités, s’il a assuré une continuité administrative, l’a aussi placé au centre de vifs débats sur l’orientation stratégique de l’action publique.


Rigueur budgétaire : entre discipline et impopularité


Loin de se limiter à une figure technique, le ministre d’État a défendu un « budget de transformation » pour 2026, soulignant la nécessité d’une discipline accrue, d’une transparence renforcée et d’un pilotage rigoureux des ressources publiques. Cependant, malgré l’adoption de ces textes et les efforts affichés sur le plan de la gouvernance financière, les résultats économiques restent perçus comme mitigés par certains observateurs, avec une relance jugée timide face aux attentes sociales et aux défis structurels de l’économie gabonaise.


Un départ qui rebat les cartes au sommet de l’État


La décision de son retrait de l’équipe gouvernementale, qu’elle soit politique ou issue d’un rééquilibrage stratégique voulu par la présidence, marque un tournant. Elle ouvre la voie à une refonte des priorités économiques et à l’affirmation d’autres voix au sein du gouvernement, susceptibles de concilier exigence budgétaire et préoccupations sociales d’un Gabon en pleine mutation.

Par LINA M

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