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POURQUOI TARDE-T-IL À DÉMARRER ?

POURQUOI TARDE-T-IL À DÉMARRER ?
Pendant ce temps, les joueurs locaux sont laissés sur la touche, privés de compétition, de rythme, et de visibilité.

Depuis plusieurs mois, le football gabonais traverse une crise paralysante : le championnat national de première division n’a toujours pas démarré, alors que les Panthères du Gabon s’apprêtent à disputer la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), prévue du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 au Maroc.


À l’origine, les autorités sportives avaient fixé un redémarrage pour septembre 2025. L'ancien ministre des Sports, André Jacques Augand, avait même assuré que les fonds étaient sécurisés grâce à des mécanismes de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Certaines sources parlaient d’un calendrier avec un coup d’envoi possible le 13 septembre 2025 (ou alternativement le 18 octobre). Mais peu à peu les annonces se sont envolées. La LINA­FP a repoussé la reprise à novembre, évoquant des difficultés techniques et des problèmes de licences des clubs.


Pendant ce temps, les joueurs locaux sont laissés sur la touche, privés de compétition, de rythme, et de visibilité. Ce vide coûte très cher à la sélection nationale, entraînée par Thierry Mouyouma. Le technicien gabonais se voit contraint de composer un effectif totalement expatrié. Certains de ces joueurs expatriés évoluent en troisième, quatrième ou cinquième division en Europe, mais sont désormais rappelés faute d’options locales crédibles. Cette situation pose un vrai casse-tête pour Mouyouma . Comment bâtir une équipe solide quand le championnat domestique est à l’arrêt ?


Le retard chronique du National-Foot ne cesse donc d’être dénoncé dans les médias gabonais. Les autorités gouvernementales et sportives restent sourde aux appels à la reprise du championnat national de première division. Et les clubs ainsi que la Ligue nationale de football professionnelle (LINAFP) restent dans l’impasse financière et administrative. Résultat : ce sont les acteurs du football local qui paient l’addition, tandis que l’équipe nationale récupère les pots cassés, parfois au prix de choix hasardeux. À l’aube de la CAN au Maroc, cette situation fragilise non seulement les clubs mais aussi l’avenir du football gabonais dans son ensemble.




Par Pamphile EBO

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