LE MONOPOLE DE LA SEEG, LE VRAI PROBLÈME DES GABONAIS ?
Le premier s’appuie sur l’Etat qui comble les déficits des entreprises publiques, avec l’argent du contribuable et protéger de la concurrence via la législation soit par une interdiction d’implantation soit par une limitation qui freine d’autres acteurs économique à investir. Dans le second cas, une entreprise privée ne peut gagner de position de monopole que si elle offre de meilleurs services et produits aux consommateurs. Lorsqu’une entité est protégée par la législation, elle devient systématiquement un monopole. En revanche, si une entreprise privée occupe une position dominante sur le marché, c’est parce qu’elle est plus compétitive que ses concurrents.
Les derniers faits sur la SEEG, montrent l’existence « d’irrégularités notables », c’est-à-dire des fraudes à sanctionner. Par ailleurs, l’État avait déjà fait le constat que les équipements de la société publiques d’énergie gabonaise ne répondent pas aux exigences légales. En plus des dettes qu’elle à engrangées tout au long de son fonctionnement. Le contribuable gabonais va devoir payer l’addition en plus de toutes les autres taxes qui lui sont imposées. Une situation hautement outrageuse, mais qui ne changera jamais à moins que l’État ne cesse les sauvetages de la SEEG par les fonds du contribuable.
UNE PISTE DE SOLUTION ?
Au lieu de s’attendre à ce que la SEEG continue à gérer plus de 95% de l’électricité du pays, le Gabon a besoin d’un marché concurrentiel de l’énergie. Le marché de l’électricité devrait être ouvert de manière à ce que les producteurs indépendants d’électricité (IPPs) puissent se concurrencer les uns les autres pour gagner la satisfaction des consommateurs. Ainsi, tout producteur fiable et capable d’offrir le meilleur service au meilleur prix, sera l’heureux élu et s’accaparera la part du lion sur le marché. Ceux qui échoueront devront fermer car ils ne pourront plus compter sur le sauvetage du gouvernement (zéro renflouement en cas de faillites).
Si les entreprises privées étaient sûres que l’Etat n’interviendrait pas, elles seraient suffisamment rassurées pour investir leurs propres capitaux dans des centrales génératrices modernes et fiables. Les entreprises privées peuvent à la fois financer et exploiter ces usines, et pourront ainsi créer des emplois. Celles qui offrent les meilleurs contrats attireront les meilleurs travailleurs.
Un marché de l’énergie décentralisé encouragerait la concurrence dans les différents compartiments possibles du système: l’électricité serait tarifée en fonction de la demande et de l’offre, l’efficacité augmenterait à mesure que les fournisseurs obtiendraient une connaissance plus claire des heures creuses et celles de pointe de la demande et les consommateurs auraient la liberté de choisir leurs fournisseurs.
Parce que les entreprises privées investiraient leur propre argent, elles seraient davantage incitées à construire les meilleurs générateurs et réseaux de distribution possibles. En l’absence de garanties gouvernementales ou de possibilité de renflouement, ces entreprises privées, en concurrence avec d’autres, devraient faire de leur mieux pour attirer des clients en proposant des prix compétitifs et un service de meilleure qualité. Le prix de l’électricité doit être étroitement lié à la satisfaction des personnes qui paient pour l’usage de cette ressource vitale.
La tendance à travers le monde est au desserrement du contrôle gouvernemental de l’économie. Le gouvernement gabonais pourrait suivre cet élan en fixant les règles pour un marché concurrentiel de l’énergie. Personne n’a toutes les connaissances nécessaires pour diriger une industrie, aucun esprit ne peut prétendre pouvoir posséder et traiter toutes les informations nécessaires pour gérer un marché aussi complexe et important que celui de la production et de la distribution d’énergie. Aucun système ne peut être plus efficace que celui où les offreurs se font concurrence pour répondre aux besoins des consommateurs.
Le monde tend vers l’énergie verte, mais qu’il s’agisse du charbon, du gaz, des éoliennes ou de l’énergie solaire, le Gabon a besoin d’une offre suffisante d’énergie. Et la meilleure façon d’amener davantage de personnes à utiliser de l’énergie durable serait d’offrir des sources d’approvisionnement fiables et bon marché que seul un marché de l’énergie concurrentiel pourrait offrir.