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FACILE D’USURPER

FACILE D’USURPER
Une série d'usurpations d'identité d'agents des forces de l'ordre secoue les villes de Libreville, Port-Gentil et Franceville et suscite inquiétude

 


Une série d'usurpations d'identité d'agents des forces de l'ordre secoue les villes de Libreville, Port-Gentil et Franceville et suscite inquiétude. Des individus,  quand ils ont envie de commettre des activités illicites, se déguisent et se présentent comme policiers pour extorquer, voler ou intimider. À Franceville, « Chaka » qui s'est déguisé dernièrement en policier est désormais en garde à vue. Il est mis en cause pour avoir frappé la nuit à des portes, opéré des saisies et effectué des contrôles impromptus en uniforme et avec de fausses pièces.


La facilité avec laquelle ces faussaires se procurent brassards, cartes plastifiées, véhicules non marqués et lampes torches étonne plus d’un et semble à l’origine des failles administratives: documents mal sécurisés, contrôles faibles chez les imprimeurs et fournisseurs d’identifiants. Le portrait robot de l’imposteur est simple, petite torche en main, brassard, attitude autoritaire, pour passer entre les mailles du filet et extorquer des citoyens surpris.


Plusieurs villes, dont Libreville, Franceville et Port‑Gentil, ont signalé de nombreux  cas similaires. L’appât du gain poussent plusieurs gabonais à se déguiser en policier. En fait, pour réussir le coup parfait, il faut ressembler à un policier et se comporter comme un bandit. Pourquoi des signalements ne sont-ils pas transmis ? Comment réussissent-ils si facilement à se faire prendre pour des policiers ? Comment arrivent-ils à se comporter comme de vrais policiers en  commettant des impairs ? L’absence de vérification systématique et une présence policière visible insuffisante la nuit comme le jour favorisent la spirale. Pour tordre le cou à ces dérives, des mesures sont proposées : sécurisation des pièces (hologrammes, QR codes vérifiables), hotlines, campagnes d’information.


Usurper l’uniforme, c’est une entorse grave à la sécurité collective. Si rien ne change, le mauvais coton gagne du terrain  tandis que de nombreux Gabonais subissent. Ces comportements ternissent l’image de la police. Et c’est la population qui en pâtit.


 

Par Pamphile EBO

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