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« DEVENIR UN MOTEUR DU DÉVELOPPEMENT NATIONAL »

« DEVENIR UN MOTEUR DU DÉVELOPPEMENT NATIONAL »
Alice Adibet a défendu une vision politique résolue, centrée sur la sécurité, la justice, et l’équité sociale.

C’est avec une détermination palpable qu’Alice Adibet, soutien actif d’un candidat aux élections législatives dans la circonscription Europe-USA pour la diaspora gabonaise, s’est exprimée sur les grands enjeux de la société gabonaise. Invitée sur le plateau de TV+ Afrique, elle a défendu une vision politique résolue, centrée sur la sécurité, la justice, l’équité sociale et l'implication de la diaspora dans le développement économique du pays.


L’un des points les plus marquants de son intervention concerne les questions sécuritaires, notamment les enlèvements d’enfants qui secouent l’opinion publique.


« Ce n’est pas qu’on invente. Ce sont des parents qui se plaignent ici »


affirme-t-elle d’emblée, en référence aux témoignages de victimes relayés dans les médias. Pour elle, la réponse doit être législative, dissuasive et exemplaire :


« Nous allons légiférer pour arriver à une rigidité dans la légalisation des matières de crime »


Elle évoque le retour à des peines sévères :


« Je suis pour le retour à la peine de mort, pour que ces personnes soient dissuadées »


insiste-t-elle. Elle propose également la révision du code pénal pour rendre les peines plus lourdes, non seulement pour les auteurs directs, mais aussi pour les « commanditaires », ces individus qui pilotent les crimes.


Alice Adibet ne cache pas sa volonté de repenser l’architecture institutionnelle. Elle milite pour un exécutif bicéphale, où le Premier ministre serait responsable devant l’Assemblée nationale :


« L'exécutif actuel ne peut pas concentrer la plénitude du pouvoir. Il faut un équilibre, avec un vrai pouvoir parlementaire »


défend-elle. Une motion de censure, selon elle, doit redevenir un outil politique important.


Interpellée sur la gestion du foncier et des catastrophes naturelles, elle plaide pour une urbanisation planifiée et respectueuse des populations :


« On a laissé les gens construire n’importe comment. Aujourd’hui, on détruit leurs maisons. Ce n’est pas juste »


Elle propose de décentraliser la gestion foncière, en donnant aux maires le pouvoir de délivrer des titres fonciers :


« Pourquoi faut-il que 15 signatures soient nécessaires pour un titre ? Pourquoi attendre 20 ans ? »


s’indigne-t-elle. Elle souhaite mettre fin à ce qu’elle qualifie de


« monopolisation du foncier par quelques individus »


Mais c’est sur le plan économique que sa vision prend tout son sens. Alice Adibet défend la création d’une Banque de développement de la diaspora gabonaise. Selon elle, les envois de fonds de la diaspora sont aujourd’hui mal canalisés :


« Ce sont des aides sociales, souvent destinées à la consommation. Rien de structurant »


Cette banque, pensée comme un outil financier tripartite (État gabonais, représentants de la diaspora et secteur privé), serait destinée à financer des PME, des startups, des projets agricoles, numériques et verts, mais aussi des grands projets d’infrastructures.


« La diaspora doit devenir un levier d’investissement productif. Elle est au cœur du destin gabonais »


martèle-t-elle.


Elle insiste sur la nécessité de construire une économie nationale fondée sur la production locale, afin de tendre vers la souveraineté alimentaire et industrielle :


« Nous devons produire du made in Gabon. C’est aussi une question de fierté nationale »


Enfin, Alice Adibet évoque un principe qui résume sa philosophie politique : la prospérité partagée. Elle défend un revenu d’insertion professionnelle, la révision du SMIC en un salaire minimum intercroissant, et des mesures spécifiques pour les personnes vulnérables :


« À chacun selon ses compétences, ses revenus, ses aptitudes. Il est temps de réintégrer ceux que notre système a marginalisés »


 


 


 


 

Par Pamphile EBO

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