CONDAMNÉS POUR PROXÉNÉTISME
Un mois après leur interpellation, 15 personnes, dont 2 hommes et 13 femmes impliqués dans un réseau de proxénétisme, réunissant plus de 13 000 membres sur près de 50 plate-formes sociales, gérées par 66 administrateurs ont été reconnus coupables par le verdict rendu le 1er septembre au tribunal de Libreville.
Reconnus comme les principaux organisateurs du réseau, responsables du fonctionnement et de la coordination des groupes de proxénétisme, les deux hommes ont écopé d’une peine de 12 mois de prison dont 4 fermes et 8 avec sursis pour atteinte aux bonnes mœurs, prévue par les articles 212 et 260 du Code pénale,
Les treize femmes ont été condamnées à une peine plus légère, soit 3 mois d’emprisonnement avec sursis pour atteintes aux bonnes mœurs. Les conditions de vie précaires liées au chômage endémique seraient à l’origine de ce choix de vie.
L’enquête menée par les forces de défense et de sécurité durant plusieurs semaines a révélé que ces opérations des proxénètes sont facilitées par la complicité des structures hotelières et autres établissement du genre.
Le système de régulation est assuré par des hommes qui mettent en relation des clients et des jeunes femmes pour des prestations comprises entre 20 000 et 30 000 FCFA, la part de l’intermédiaire étant de près de 40%, alors que le reste revient à la prostituée.
Pour le tribunal de Libreville, le jugement de ces 15 personnes n’est que le début d’une longue série qui va s’étendre aux propriétaires des structures d’aisance impliquées dans ce délit puni par la législation gabonaise.
Les agents des forces de défense et de sécurité ont été invités à poursuivre leurs investigations pour mettre à nue d’autres réseaux de prostitution et d’exploitation sexuelle encore tapie dans l’ombre dans plusieurs villes du Gabon.